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The Elder Scrolls Online, après 20 ans de solitude

Une chose nous saute au visage lorsque nous...

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Une chose nous saute au visage lorsque nous jouons à The Elder Scrolls Online : nous ne sommes plus seuls.

Kevin Massé
La Presse

C'est une journée spéciale aujourd'hui. Surtout pour ceux qui ont parcouru l'univers de The Elder Scrolls pendant ces 20 dernières années. Le jeu fantaisiste médiéval dans lequel nous partions seuls découvrir les terres de Tamriel est maintenant un jeu de rôle multijoueurs en ligne (MMORPG).

Je ne ferai pas la critique de The Elder Scrolls Online. J'ai joué aux deux précédents bêtas et y joue en accès anticipé depuis dimanche dernier. Mais je ne m'y connais pas assez en MMORPG pour oser émettre une opinion concrète. Un collègue, fin connaisseur du genre, y travaille et livrera son opinion la semaine prochaine. Ce genre de jeu ne se critique pas en trois jours, après tout.

Je me permets tout de même de livrer mes impressions sur quelques aspects.

Il y a du monde à la messe

Une chose nous saute au visage lorsque nous jouons à The Elder Scrolls Online : nous ne sommes plus seuls.

En termes plus imagés : si jouer aux cinq précédents titres se comparaît, à l'époque, à un centre d'achat un matin de semaine normale, The Elder Scrolls Online, lui, serait ce centre d'achat deux jours avant les Fêtes.

Un changement plutôt draconien pour une licence aussi populaire, dont cette caractéristique avait un impact important sur l'immersion. Certes, plusieurs joueurs devaient se dire qu'il serait agréable de parcourir Tamriel avec deux ou trois amis. Ils sont maintenant servis.

Cela implique donc une expérience moins solitaire et un univers conceptualisé en conséquence. Il n'y a plus de donjons habités de couloirs étroits ou encore de petits chemins ou ponts. Bienvenue en Amérique! Les routes sont larges et les donjons sont conçus pour que plusieurs y circulent sans se piler sur les pieds.

Ce n'est pas désagréable, mais ça change l'expérience. The Elder Scrolls Online est une évolution normale. Tout en espérant revivre un jour un titre plus personnel.

Le retour du paiement mensuel

The Elder Scrolls Online marche dans les pas de World of Warcraft. Ce dernier a popularisé le genre MMORPG et le domine depuis 10 ans. Il est d'ailleurs, avec ces paiements mensuels, l'un des jeux les plus lucratifs de la courte histoire du jeu vidéo. Plusieurs autres ont tenté de copier le système avec des univers différents, sans succès. Même une licence aussi forte que Star Wars n'a pas réussi à être viable. Cette dernière est maintenant rentable après s'être tournée vers le «Free to Play», où l'on vous donne le jeu, mais en y insérant des microtransactions.

Plusieurs analystes et journalistes se demandent d'ailleurs pourquoi Bethesda prend le risque du paiement mensuel et n'a pas plutôt opté pour le «Free to Play».

De mon côté, je n'ai rien contre l'abonnement mensuel à 15 $. Si cela vaut le coup. Mais, à ce prix, je m'attends à un service impeccable et que cela ait un impact sur le contenu.

Ce que je n'ai pas digéré avec World of Warcraft, ce sont ces expansions payantes. Onze millions d'abonnés payaient déjà 15 $ par mois pour jouer au jeu et devaient débourser 70 $ pour une expansion tous les deux ans. Pourquoi ne pas offrir ces expansions ?

Plus tôt cette année chez GameSpot, Pete Hines, vice-président de Bethesda Softworks, disait que l'équipe de développement apportera régulièrement du contenu de bonne qualité à The Elder Scrolls Online.

Ces ajouts seraient majeurs. Aussi étoffés que ce que l'on peut retrouver avec du contenu téléchargeable ou des expansions.

Dans ces conditions, je crois que The Elder Scrolls Online fait un bon pari.

Un jeu de qualité

Certes, il y a des irritants. Le méga-serveur a ses défauts. Il flanche et certaines missions ne peuvent être terminées que si l'on sort et revient dans le jeu.

C'est normal. The Elder Scrolls Online arrive tout juste sur nos ordinateurs (offert sur PS4 et Xbox One en juin). Une bête aussi énorme ne peut pas être parfaite à sa sortie.

Rappelons-nous la sortie de World of Warcraft et les problèmes de serveur. On ne peut résoudre toutes ces anicroches avant la sortie de ce genre de jeu.

Toujours est-il que The Elder Scrolls Online est graphiquement sublime. Il est agréable de jouer à un MMORPG dans un univers plus réaliste et moins proche de la BD. Les combats sont plus rythmés, l'interface est épurée et l'univers se découvre avec plaisir. Plus on apprend de choses sur la jouabilité, plus on l'apprécie.

Ce nouveau venu dans l'univers des jeux de rôle massivement multijoueurs en ligne a selon moi tout pour réussir. Voyons si les joueurs embarquent et restent dans l'aventure.




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