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QuebecTorrent.com: une éthique variable

Accusez Doditz, le propriétaire de QuebecTorrent, d'être un pirate, il vous répondra que vous avez tout faux. «Je me vois comme quelqu'un qui combat un système défaillant, dit-il. Je ne fais pas ça pour nuire aux petits artistes. Je trouve seulement que les grosses machines derrière eux exagèrent sur les profits.»

Dans son combat pour «réduire l'écart entre les riches et les pauvres», le propriétaire de QuebecTorrent perçoit au passage entre 400 et 600$ par mois en revenus publicitaires. Jusqu'à tout récemment, Hydro-Québec affichait d'ailleurs un bandeau publicitaire pour un concours d'économie énergétique sur le site. L'annonce, placée par inadvertance par une maison de représentation avec qui la société d'État fait affaire, a été retirée à la suite d'une plainte.

«Je fais un peu d'argent, admet M. Doditz, mais ce n'est pas la vraie raison de vivre du site.» Au contraire, il prétend même favoriser l'essor des artistes québécois grâce à son site! «J'encourage les membres à acheter des artistes qu'ils aiment et de ne jamais vendre les produits téléchargés par l'entremise du site», explique-t-il.

«Ce n'est pas comme si je faisais de l'argent sur le dos des artistes. Je méprise ceux qui copient en masse et revendent des contenus», précise-t-il.

Règles «éthiques» variables

Sur son site, certaines règles d'éthique non écrites ont d'ailleurs cours. M. Doditz, par exemple, affirme ne pas tolérer que des films québécois toujours en salle soient piratés. Une fois qu'ils sont offerts en DVD, il n'y voit toutefois aucun problème.

Une règle semblable s'applique pour la musique. «Si tu pirates le disque d'un artiste québécois qui vient tout juste de sortir, disons que tu parais mal. C'est un peu gênant», explique PasLaitte, un gros utilisateur de QuebecTorrent et de TV-QC.net.

Les Têtes à claques jouissent aussi d'un traitement faveur. Vous ne trouverez pas leurs capsules humoristiques parmi les fichiers piratés, «par respect pour leur travail», explique M. Doditz.

Pour la télévision, par contre, les remords n'existent pas. «Les émissions sont produites avec nos impôts. Nous avons déjà payé pour, alors je n'ai aucun problème à les pirater», affirme PasLaitte.

À lire aussi :

- Le culte des «power seeders»

- Les contenus québécois victimes des pirates




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