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Internet : la grande égalité ?

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Catherine Boisclair
Le Soleil

Un monde égalitaire allait naître grâce à Internet, annonçaient les plus optimistes au début de l'expansion du réseau, en 1994. Cette grande promesse du Web n'est pas survenue. Mais des Têtes à claques devenues aussi populaires qu'un grand réseau d'information: voilà ce que permettent tous ces outils développés au cours des années, considère le journaliste Michel Dumais.

«Michel Beaudet, avec ses Têtes à claques, c'est un maudit bel exemple d'une bonne utilisation du Web. Il a créé un grand réseau de divertissement à partir de son sous-sol», s'exclame le chroniqueur techno de Branchez-vous.

Selon lui, l'auteur produit des capsules humoristiques qui se consomment sur le Web. «Les grands réseaux d'information considèrent encore Internet comme une télé, avec un émetteur et plusieurs récepteurs, alors que tout le monde est maintenant un émetteur. On se contente de peu, on met l'information en ligne comme on en met en onde», se désole M. Dumais.

Tout le monde égal ?

Ces médias instaurés avant l'ère Internet imposent malgré tout un diktat assez important sur l'information puisée par les internautes, constate le rédacteur en chef de l'Agence Science-Presse, Pascal Lapointe. «On croyait, avec Internet, que tout le monde serait égal, qu'il n'y aurait plus de riches ni de pauvres, et qu'on aurait tous des conversations égalitaires», se rappelle l'auteur d'Utopie.net.

Cette idée de «monde meilleur» a motivé les premiers réseaux partout dans le monde. Mais les initiateurs se sont vite aperçu que, malgré la gratuité de la diffusion, temps et efforts devaient être investis pour maintenir leur site actif et attrayant, se rappelle Pascal Lapointe.

Cette promesse rompue ne l'est pas tout à fait, aux yeux du journaliste, puisque tant de blogues pullulent aujourd'hui sur la toile. Il décèle qu'»il y avait un besoin inassouvi de s'exprimer», puisqu'à l'époque, seules les lignes ouvertes et le courrier du lecteur permettaient au simple citoyen de faire connaître son opinion.

Pascal Lapointe constate avec les années que l'accès à autant d'informations nous fait parfois oublier que nous ne sommes pas plus informés qu'avant. Il y a 15 ans, les plus utopiques des visionnaires établissaient un lien direct entre information et pouvoir, mais la révolution technique n'a pas changé les rapports sociaux du jour au lendemain, rappelle celui qui se définit comme un technoréaliste.

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