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Quel avenir pour la Toile du Québec?

La Toile du Québec est dans le paysage de l'Internet québécois depuis 1996. Mais voilà qu'on accuse son propriétaire, Quebecor, de laisser à l'abandon ce répertoire des sites Web québécois.

Une des premières salves est venue du blogueur et spécialiste des nouvelles technologies Michel Dumais. Dans un billet publié en début de semaine sur son blogue, il écrivait que la Toile du Québec était appelée à disparaître.

C'est l'annonce d'un échange de service entre Canoë et Yahoo Canada qui lui fait dire que la Toile du Québec sera bientôt reléguée au second plan.

Christian Guy, qui a cofondé la Toile du Québec avec Yves Williams, croit aussi que le répertoire est condamné à mourir s'il ne change pas.

«Je pense que les gens de Canoë n'ont pas de vision, dit Christian Guy. Ça prendrait une refonte du graphisme et du modèle d'affaires. S'ils ne le font pas, je prédis à la Toile une mort rapide.»

La Toile du Québec a été laissée à l'abandon par Canoë, dit Michel Dumais.

«Elle n'a pas été mise en valeur, ni au goût du jour. Elle aurait besoin d'un coup de plumeau et de plus de visibilité», dit-il.

Chez Canoë, on assure que l'entente conclue avec Yahoo ne visait en aucun cas la Toile du Québec.

«Nous avons différents projets pour la Toile, dit le vice-président au marketing chez Canoë, Simon Rivard, sans toutefois préciser lesquels. C'est un produit qui va bien.»

Canoë affirme que près de 1,4 million de personnes se rendent sur la Toile du Québec chaque mois. Des chiffres qui feraient l'envie de bien des compétiteurs, croit Simon Rivard.

Quoi qu'il en soit, il défend bien son entreprise de manquer de vision.

«Il n'y a qu'à regarder Espace Canoë et Canoe.TV. Je ne suis pas certain que ce sont des exemples de manque de vision, dit Simon Rivard. On fait évoluer nos portails au moment où on le juge opportun.»

Une Toile communautaire

Avec le géant Google qui étend ses tentacules partout dans le domaine de la recherche, la Toile du Québec a-t-elle encore sa place?

Michel Dumais croit que oui.

«La Toile a sa pertinence. C'est un répertoire qui permet de trouver de l'information hyper locale», dit-il.

Christian Guy croit toutefois que la disparition de la Toile du Québec ne serait pas dramatique.

«Ce qui le serait, dit-il, c'est qu'il y ait un service de moins à la population.»

Que ce soit la Toile du Québec ou un autre site, tant que le besoin pour des informations locales est comblé, Christian Guy dit qu'il sera satisfait.

Mais s'il pouvait décider du futur de la Toile, il en ferait un wiki, où tous les internautes auraient la possibilité d'ajouter leur grain de sel.

«Avec un million de personnes, la Toile aurait la masse critique d'utilisateurs pour modérer les entrées, dit-il. Ce serait moins cher à gérer et la Toile pourrait offrir des services à valeur ajoutée pour les écoles, de même que des choses résolument locales.»

Michel Dumais, quant à lui, ferait de la Toile un outil code source libre. «Je permettrais à la communauté de participer», dit-il.

Le vice-président au marketing de Canoë ne spécule pas quant à l'avenir de la Toile d'ici les deux ou cinq prochaines années.

«Est-ce que ça s'appellera la Toile ou autre chose? Je ne sais pas. Mais ce sera tout aussi pertinent d'avoir un répertoire local», dit Simon Rivard.

Aussi :

La Toile du Québec

«Adieu la Toile du Québec?» sur le blogue de Michel Dumais

«De la pertinence de La Toile du Québec» sur le blogue de Christian Guy




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