Paul Stastny est déjà fébrile. L'affrontement Etats-Unis - Canada de dimanche, aux Jeux olympiques, sera le plus important de sa jeune carrière de hockeyeur. Ce sera également le cas pour plusieurs de ses coéquipiers de l'équipe américaine.

Mis à jour le 19 févr. 2010
Robert Laflamme LA PRESSE CANADIENNE

«Ca va être un gros match, mon plus gros sur le plan personnel, admet Stastny, âgé de 24 ans. L'atmosphère va être électrique dans l'aréna. Nous aurons toute la ville, tout le pays contre nous. Nous avons hâte de vivre ça.»

Né à Québec, le fils du légendaire Peter Stastny, des défunts Nordiques, connaît parfaitement l'engouement des Canadiens pour leur sport national.

Il ne s'agit pourtant que d'une rencontre du tour préliminaire du tournoi olympique. Aucune équipe ne sera éliminée, mais l'enjeu demeure important: rien de moins qu'un accès direct à la ronde quart de finale.

«Un match n'aura pas suscité un «buzz» semblable depuis la troisième rencontre de la finale de la Coupe Canada en 1996», estime l'entraîneur de l'équipe américaine, Ron Wilson, un Canadien natif de Windsor, en Ontario.

«C'avait été une grosse affaire à Montréal à l'époque, rappelle Wilson, qui a dirigé les Américains vers le championnat. Personne ne s'y intéressait ailleurs, mais c'était très suivi au Canada.»

Les États-Unis ont remporté la série deux-de-trois contre le Canada à l'aide de deux gains acquis à Montréal, dans les matchs numéro deux et trois.

«Dimanche, tous les réseaux de télévision, les médias du Canada, vont s'intéresser au match, a continué Wilson, entraîneur des Maple Leafs de Toronto dans la LNH. Même aux États-Unis, ce sera le cas.»Super dimanche

La journée de dimanche aux Jeux de Vancouver fera les délices des amateurs de hockey de la planète. Une journée, la dernière du tour préliminaire, mettant en présence les six nations finalistes des trois dernières finales olympiques.

Outre l'affrontement à saveur nord-américaine, en soirée, entre les Américains et les Canadiens, qui sera la répétition de la finale des J.O. de Salt Lake City en 2002, il y aura les confrontations entre la République tchèque et la Russie, les finalistes à Nagano en 1998, ainsi que la Finlande et la Suède, finalistes à Turin, il y a quatre ans. Trois duels à l'indice d'octane élevé qui propulseront la compétition à un niveau supérieur.

«Ce sera une formidable journée pour le hockey», conclut Wilson, en paraphrasant l'entraîneur américain, le regretté Bob Johnson.

C'est à l'issue de ces trois rencontres qu'on connaîtra le classement des 12 équipes. Les quatre premières passeront directement en quart de finale. Les huit autres vont s'affronter afin de déterminer l'identité des quatre autres quarts de finaliste. On pourra dès lors passer aux choses sérieuses.

Les équipes qui n'étaient pas en action dans le tournoi olympique, vendredi, ont pour la plupart pris congé d'entraînement et des médias. Les Canadiens et les Américains seront de retour sur la glace, samedi, en vue de leur duel de dimanche.