(Rome) Le camp d’entraînement en altitude dans les Alpes italiennes devait être le plan idéal en vue des Jeux olympiques d’été de Tokyo en 2021.

Andrew Dampf
The Associated Press

Mais voilà, la plupart des nageurs de l’équipe olympique italienne — 13 d’entre eux — sont confinés dans leur minuscule chambre d’hôtel depuis près de deux semaines à cause du coronavirus.

Interdit de quitter sa chambre

Leurs repas sont déposés devant leur porte, et les athlètes ne peuvent carrément pas sortir de leur chambre.

« J’ignore ce qu’est la vie d’un prisonnier, mais nous sommes confinés », a dit Gabriele Detti, un espoir de médaille aux 400 et 800 m style libre lors d’un entretien téléphonique avec l’Associated Press.

Nous sommes en quelque sorte en garde à vue.

Le nageur Gabriele Detti

Les nageurs italiens se rendent à Livigno, une municipalité située près de la frontière avec la Suisse et perchée à plus de 2000 m d’altitude, depuis des années afin d’améliorer leurs performances musculaires en raison de la production naturelle de globules rouges supplémentaires.

Confinés et immobiles

Ils se demandent maintenant quel sera l’impact de rester techniquement immobile pendant aussi longtemps sur leur corps.

« Je crains qu’ils perdent de la masse musculaire, a admis Stefano Morini, l’un des trois membres de l’équipe de soutien qui ont aussi reçu un diagnostic positif à la COVID-19 et qui sont présentement en confinement. Quand nous pourrons reprendre nos activités, il faudra recommencer à zéro, comme si c’était une nouvelle saison. »

Les chambres d’hôtel sont si petites que la plupart des athlètes sont limités à des exercices au sol de base.

« Si nous obtenions la permission de faire du vélo stationnaire dans notre chambre, alors il faudrait qu’on sorte pour lui faire de la place !, a imagé Morini, qui est aussi l’oncle de Detti. Nous leur avons donné des exercices à faire, et certains d’entre eux les font. Mais on ne peut pas vérifier. Je dois leur parler au téléphone. »

Simona Quadarella, une championne du monde comme Detti, fait aussi partie des athlètes confinés à l’hôtel Primola.

Les autres sont : Federico Burdisso, Martina Rita Caramignoli, Marco De Tullio, Stefano Di Cola, Sara Gailli, Edoardo Giorgetti, Matteo Lamberti, Alessio Proietti Colonna et Mattia Zuin. Simone Sabbioni et Alice Mizzau, deux autres nageurs italiens d’un autre club, sont confinés dans un autre hôtel.