Chaque édition de l’Omnium Banque Nationale est unique. Cette année, ce sont une vente record de billets et les nombreux ajustements qu’ont dû faire les organisateurs qui ont marqué Eugène Lapierre.

Publié le 14 août
Nicholas Richard
Nicholas Richard La Presse

C’est avec un énorme sourire au visage que le directeur du tournoi a annoncé aux médias, dimanche après-midi, que la vente de billets avait été historique cette année. En effet, 237 158 personnes ont assisté au tournoi et ont participé aux différentes activités organisées toute la semaine au stade IGA. Ce qui est environ 12 000 de plus que le record précédent, établi en 2019. « On est très satisfaits », s’est exclamé Lapierre.

PHOTO ANDRE PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

Le directeur de l’Omnium Banque Nationale, Eugène Lapierre

D’autant que cette édition a été relativement complexe à gérer. D’une part, la météo a fait des siennes. D’autre part, la plupart des têtes de série ont plié bagage rapidement.

Savoir s’adapter

Lundi, la plupart des matchs ont été annulés en raison de la pluie. Le programme de mardi a aussi écopé. Dame Nature a aussi sévi, brièvement, jeudi.

Ainsi, certains matchs ont été déplacés, et réorganiser l’horaire a été tout un casse-tête pour les organisateurs et les officiels. Cependant, après 22 ans à la barre du tournoi, il était hors de question de paniquer pour Lapierre.

On a toujours joué tous les tournois. On réussit toujours à jouer tous les matchs. Mais ça apporte des complications, c’est clair.

Eugène Lapierre, directeur du tournoi

Habituellement, la journée de lundi sert à jouer beaucoup de matchs de double. Cependant, il a été presque impossible de suivre le plan habituel. C’est pourquoi de nombreuses personnes au cours de la semaine se sont interrogées sur la manière d’organiser l’horaire, car certains matchs en double ont été disputés à des heures exceptionnelles. Comme la deuxième demi-finale qui s’est entamée à minuit et quart.

Eugène Lapierre a d’ailleurs expliqué que son équipe et lui envisageaient très sérieusement de munir un cinquième terrain du système de précision HawkEye pour pouvoir y disputer des matchs l’été prochain. Ainsi, il y aurait un court de plus de disponible.

Les têtes qui tombent

Parmi ses coups de cœur de la semaine, le directeur note les parcours de Félix Auger-Aliassime et d’Alexis Galarneau, le match opposant Nick Kyrgios et Daniil Medvedev et la gentillesse d’Hubert Hurkacz.

Il ne pouvait toutefois pas passer sous silence le fait que les favoris sont tombés très tôt dans le tournoi. Mardi, Medvedev (1er), Carlos Alcaraz (2e) et Stéfanos Tsitsipás (3e) ont tous été éliminés.

« Quand une tête de série tombe, c’est parce que quelqu’un l’a battue », a-t-il rappelé avec justesse.

Hubert Hurkacz était la huitième tête de série, et Pablo Carreño Busta a atteint sa première finale d’un tournoi Masters 1000 à l’âge de 31 ans.

J’étais content de voir de nouveaux joueurs, de nouvelles figures.

Eugène Lapierre, directeur du tournoi

Lapierre et son équipe sont prêts pour l’année prochaine, et les dirigeants de l’ATP ont été ravis de leur organisation.

L’année prochaine, les femmes seront de passage à Montréal, et le rêve de Lapierre serait évidemment de voir Leylah Annie Fernandez triompher.