(Toronto) « Elle a cette aura… Que vous le vouliez ou pas, vous êtes intimidée », a expliqué Belinda Bencic, mercredi, au sortir de sa victoire au 2e tour du tournoi de Toronto contre Serena Williams, légende du tennis qui vit ses dernières heures de joueuse.

Publié le 11 août
Agence France-Presse

« C’était plus que du tennis ce soir. Tout se résumait à Serena et à sa carrière. Donc c’était vraiment spécial de pouvoir être sur le court avec elle aujourd’hui encore. Et aussi pour moi, c’était beaucoup d’émotions », a déclaré la Suissesse, 12e mondiale, qui s’est imposée 6-2, 6-4.

« Jouer contre elle, bien sûr, c’est super sympa, mais aujourd’hui c’est un peu plus triste d’une certaine manière. Je ne veux pas qu’elle prenne sa retraite. Maintenant que c’est bientôt fini, j’ai l’impression que les gens, moi y compris, réalisent encore plus », a-t-elle ajouté.

La veille, l’Américaine de 40 ans avait annoncé que « le compte à rebours est enclenché » s’agissant de sa retraite des courts, après 25 ans de carrière et 23 titres en Grand Chelem à son palmarès.

Et depuis les hommages comme les réactions émues n’ont cessé d’affluer, au-delà du microcosme du tennis.

« Être sur le court contre elle aujourd’hui, c’était vraiment dur, je ne vais pas mentir. Comme si vous pouviez sentir sa présence partout. C’est Serena… c’est difficile de jouer contre elle, de mettre tout ça de côté et de juste se concentrer sur le match. J’avais l’impression de ne pas savoir comment jouer, de me sentir paralysée », a encore confié Bencic.

« Le public était comme incroyable avec elle ce soir. Je pense que les Internationaux des États-Unis seront encore plus spéciaux. Donc bonne chance à celles qui vont jouer contre elle », a conclu en rigolant la Suissesse à propos du Majeur new-yorkais (du 29 août au 11 septembre), que Serena a remporté à six reprises et qui pourrait bien être l’endroit tout désigné pour ses adieux.

Plus tôt, la no 1 mondiale Iga Swiatek avait également salué la « légende » Williams, après s’être qualifiée pour les 8es de finale.  

« Quand on voit son héritage, ne serait-ce qu’au niveau des chiffres, tout ce qu’elle a fait, sur et en dehors du terrain, la grande vedette qu’elle est, la femme d’affaires, mais aussi une mère parvenue ensuite à disputer quatre finales de Grand Chelem… C’est incroyable. Je pense que personne ne réussira à faire pareil », a dit la Polonaise.