(Montréal) Nick Kyrgios était pressé jeudi : au lendemain de sa probante victoire sur le N.1 mondial Daniil Medvedev, l’Australien n’a mis que 1 h 04 pour balayer son compatriote Alex De Minaur et foncer en quarts de l’Ominum Banque Nationale à Montréal, où l’attendra Hubert Hurkacz.

Mis à jour le 11 août
Agence France-Presse

Dire que Kyrgios est euphorique, depuis sa finale perdue début juillet à Wimbledon et son titre à Washington la semaine passée, qui a mis un terme à trois ans de disette, est un euphémisme.

Le 37e mondial, qui a remporté les quatre premiers jeux en 11 minutes, a surclassé 6-2, 6-3 De Minaur (21e), pour enlever sa 15e victoire en 16 matchs.

« Il y avait beaucoup d’enjeux. Je suis heureux de ma performance d’aujourd’hui. Après avoir battu Medvedev hier, ma confiance est incroyablement élevée », a-t-il convenu après sa victoire.

Redoutable de puissance et d’efficacité, il a pris son compatriote à la gorge d’entrée de jeu, en le brisant deux fois d’affilée. Il réussissait alors à peu près tout ce qu’il entreprenait, que ce soit au fond de court ou à la volée.

Le début de seconde manche fut légèrement plus disputé, De Minaur profitant d’un relâchement de son adversaire pour annuler un bris. Mais Kyrgios s’est immédiatement ressaisi en lui reprenant le service dans la foulée, pour ensuite accroitre son avantage avec un double bris.

« Physio, manger, dormir, jouer »

L’Australien, aussi talentueux que volcanique, a tout de même balancé quelques points à 5-2 30/0 sur son service, laissant De Minaur réduire le score. Mais après s’être agacé à voix haute en direction de son camp dans les gradins, comme cela lui arrive très souvent, il n’a pas laissé le loisir à son adversaire d’espérer mieux, en finissant proprement le travail.

Kyrgios poursuit donc son été nord-américain au plus-que-parfait, qui illustre une véritable renaissance depuis quelques mois, après deux années noires plombées par une dépression et des pensées suicidaires.

À plus de deux semaines de l’US Open, il apparaît, en l’absence probable de Novak Djokovic, empêché de pénétrer aux États-Unis, car non vacciné, comme un candidat très sérieux pour le titre. Au même titre que le tenant et N.1 mondial Daniil Medvedev et que Rafael Nadal, lui aussi de retour au premier plan en 2022 avec ses sacres à l’Open d’Australie et Roland-Garros, qui ont porté à 22 son record de Majeurs remportés.

Mais le joueur de 27 doit d’abord poursuivre sa route à Montréal, en dépit d’une fatigue qui commence à peser sur ses jambes.  

« Je dois jouer le jeu, physio, manger, dormir, jouer. C’est éreintant, mais c’est le sport. La maison me manque un peu, je ne vais pas mentir. Je n’ai pas vu ma mère et mon père depuis environ trois mois », a-t-il dit.

Autres qualifiés, l’Américain Tommy Paul (34e) et le Britannique Daniel Evans (39e) qui seront opposés vendredi, tout comme Jack Draper (82e), qui a profité de l’abandon de Gaël Monfils (20e), touché au pied droit.