(Paris) L’Allemand Alexander Zverev, 25 ans, N.2 mondial, a révélé samedi qu’il était diabétique depuis son enfance et qu’il venait de créer sa fondation, la « Fondation Alexander Zverev », afin de lutter contre cette maladie.

Publié le 8 août
Agence France-Presse

« Le 6 août 2022 est un jour très spécial pour ma famille et moi-même. Aujourd’hui, la Fondation Alexander Zverev est née officiellement, pour venir en aide aux enfants souffrant de diabète de type 1 et aider les gens à prévenir un éventuel diabète de type 2 en menant une vie saine et active », a écrit le finaliste des Internationaux des États-Unis 2020 sur son compte Instagram.

Le même jour, Zverev a déclaré dans une entrevue à RTL/ntv. avoir décidé de lancer avec son frère Mischa Zverev cette fondation, basée à Hambourg, sa ville natale, « pour montrer au monde qu’il ne faut pas se fixer de limite à cause de cette maladie ».

Le champion olympique en titre, diagnostiqué diabétique à l’âge de 3 ans et demi, s’est confié dans un long entretien lundi à L’Équipe, où il explique comment il gère sa maladie.

« J’ai le lecteur dans mon sac de raquettes. L’ATP m’autorise à l’utiliser […] Je me contrôle à chaque changement de côté. Je n’ai pas de pompe à insuline, je fais les injections moi-même. J’ai toujours mon stylo à insuline avec moi », explique-t-il au quotidien sportif français.

Le N.2 mondial, gravement blessé à la cheville droite sur une reprise d’appui pendant sa demi-finale homérique à Roland-Garros contre l’Espagnol Rafael Nadal le 4 juin dernier, a précisé par ailleurs sur RTL/ntv. qu’il était encore trop tôt pour dire s’il pourra disputer les Internationaux des États-Unis qui débutent le 29 août.

« C’est encore trop tôt pour ça », a déclaré le joueur, qui vient de rependre l’entraînement à Monte-Carlo où il réside, et qui veut « être à 100 % » pour la Coupe Davis mi-septembre.

Zverev, qui a posté une vidéo dimanche sur Instagram où on le voit jouer, s’est en tout cas déclaré « très content » d’avoir repris l’entraînement. « Très content » et « surpris, d’abord par la manière dont j’ai joué et de n’avoir ressenti aucune douleur ».