Le Français Gaël Monfils va jouer samedi sa deuxième finale de la saison sur le circuit ATP après sa victoire vendredi en demi-finale du tournoi de Winston-Salem (dur) face à l'Ukrainien Alexandr Dolgopolov (N.10) 7-6 (11/9), 6-3.

Publié le 23 août 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

Monfils, 43e mondial et tête de série N.15 en Caroline du Nord, va affronter l'Américain Sam Querrey (N.6) ou l'Autrichien Jurgen Melzer (N.9) pour tenter de remporter son premier titre ATP depuis le tournoi de Stockholm en octobre 2011 et son cinquième en carrière.

En mai, juste avant Roland-Garros, il avait été finaliste du tournoi de Nice (terre battue). Le Parisien n'a plus joué une finale sur dur depuis dix-huit mois (Montpellier 2012).

Face à Dolgopolov, il a été mené 4 jeux à 0 dans le premier set après avoir dû rapidement demander un temps-mort médical à cause d'un problème à la hanche gauche. Il est revenu dans la partie et a écarté trois balles de set dans le jeu décisif de cette première manche, qu'il a remportée en une heure par une température de 37° Celsius.

Un break rapide, dès le troisième jeu de la seconde manche, lui a ensuite permis de faire la différence face à un Ukrainien auteur de 49 fautes directes.

«J'avais une douleur musculaire dans la cuisse qui remontait dans la hanche. Quand j'ai repris le jeu (après l'intervention du soigneur), je me suis dit de me concentrer sur mon jeu, pas sur la douleur. J'ai tenté de simplifier les choses et ça a marché», a indiqué Monfils, qui a mis la pression sur le faible service adverse (13 balles de break contre Dolgopolov, qui a réussi seulement 44% de premiers services, 6 doubles fautes).

En quatre matchs en Caroline du Nord, pour son premier tournoi de l'été sur dur, le Français de 26 ans a battu trois joueurs mieux classé que lui (les Espagnols Tommy Robredo et Fernando Verdasco ainsi que Dolgopolov) et a ainsi engrangé une bonne dose de confiance juste avant l'US Open, le dernier tournoi du Grand Chelem de la saison, qui débute lundi sur une surface similaire à Winston-Salem.

À New York, le Parisien pourrait toutefois tomber sur le géant américain John Isner, récent finaliste du Masters 1000 de Cincinnati, dès le 2e tour.

Monfils a également pu constater que l'entorse de la cheville qu'il s'était faite à l'entraînement avant le Masters 1000 de Montréal début août n'était plus qu'un lointain souvenir.

Le Français a vécu deux dernières saisons délicates en raison de blessures, principalement au genou droit. Après avoir fini 2012 en dehors du Top 20 pour la première fois depuis 2007, il était tombé à la 108e place du classement ATP en février. Depuis l'Open d'Australie 2012, il n'a joué que deux tournois du Grand Chelem (Australie et Roland-Garros cette année).