L'Américaine Serena Williams a enlevé dimanche les honneurs de la finale féminine du tournoi de Madrid, en Espagne. Elle a battu la favorite, Victoria Azarenka, du Bélarus, en deux sets de 6-1et 6-3. Pour Williams, il s'agit d'un 41e titre en carrière, et son second cette saison.

Cyril BELAUD AGENCE FRANCE-PRESSE

«La surface est difficile, mais il faut juste faire de son mieux malgré tout, a déclaré l'Américaine. Ça me donne énormément de confiance. Mon but est juste de me montrer constante et c'est ce que j'ai fait ces dernières semaines. Je ne joue pas pour être numéro 2. Je ne pense pas que Victoria joue pour être numéro 2, ni Maria (Sharapova). On joue toutes pour être la meilleure possible».

«J'adore la terre battue, j'ai grandi sur terre. Mes résultats n'ont pas été spectaculaires, mais j'ai gagné Roland-Garros. C'est un mythe de dire que je n'aime pas la terre. J'adore la terre battue. En fait, je l'aime plus que le gazon, ce qui est étrange. Les conditions sont différentes à Roland-Garros. Je suis impatiente de relever ce défi.»

Serena Williams a rappelé qu'elle restait la grande dame du tennis en infligeant une correction (6-1, 6-3) à la N.1 mondiale, Victoria Azarenka, dimanche en finale du tournoi de Madrid.

L'Américaine a beau ne plus fréquenter les toutes premières places du classement WTA, elle reste la joueuse à battre. Et dès lors qu'elle est en forme physiquement, pas grand monde peut prétendre rivaliser avec elle.

Azarenka, qui était devenue N.1 mondiale en janvier après sa victoire à l'Open d'Australie, a pu constater le chemin qu'il lui restait à parcourir avant de pouvoir jouer les yeux dans les yeux avec l'une des meilleures joueuses de l'histoire.

La Bélarusse, qui n'avait perdu que deux matches cette année, en quart de finale à Miami contre la Française Marion Bartoli et en finale à Stuttgart contre la Russe Maria Sharapova, a même subi une vraie humiliation.

Elle a concédé une septième défaite contre Williams, pour une victoire, et a fait encore moins bien que lors de son précédent revers à l'US Open 2011 (6-1, 7-6).

Symboliquement, l'Américaine s'est imposée exactement sur le même score que contre Sharapova, la N.2 mondiale, en quart de finale. Ce qui démontre qu'à son top, elle est la véritable N.1.

Sur la terre battue bleue de Madrid, rendue plus rapide par l'altitude et convenant parfaitement à son jeu, Williams s'est adjugé le 41e titre de sa carrière.

«Énormément de confiance»

Cela en fait la deuxième joueuse encore en activité la plus titrée, à égalité avec la Belge Kim Clijsters et derrière sa soeur Venus (43).

Elle a signé sa 13e victoire consécutive, toutes acquises sur terre battue, la surface qui lui réussit le moins. Il s'agit de son deuxième titre en moins d'un mois sur cette surface, après Charleston (terre battue verte).

Signe de sa forme actuelle, avant ces deux succès, elle ne s'était plus imposée sur terre battue depuis quatre ans, et ne comptait que trois titres à son palmarès sur cette surface (Rome 2002, Roland-Garros 2002 et Charleston 2008).

Actuellement 9e mondiale, Williams va grimper lundi à la 6e place, soit son meilleur classement depuis quinze mois, son année 2011 ayant été perturbée par de multiples soucis de santé, dont une sérieuse blessure à un pied.

«Ça me donne énormément de confiance», a-t-elle déclaré. «Je ne joue pas pour être N.2. Je ne pense pas que Victoria joue pour N.2, ni Maria (Sharapova). On joue toutes pour être les meilleures possible.»

Pour peu qu'elle réussisse la transition avec la terre battue ocre de Paris, ce succès en fait l'une des favorites pour Roland-Garros. Elle cherchera à y décrocher un 2e titre, le 14e de sa carrière en Grand Chelem, et s'est dite «impatiente de relever ce défi».

L'Américaine a basé sa victoire sur Azarenka sur son formidable service (14 aces, 91% de points marqués sur sa première balle). A contrario, la Bélarusse s'est révélée catastrophique dans ce secteur, commettant six doubles fautes, certaines très coûteuses.