L'Espagne est à deux doigts d'une nouvelle finale de Coupe Davis, après avoir atomisé la France sur les deux premiers simples, mais l'autre favori, la Serbie, privée vendredi de Novak Djokovic et menée 2-0 par l'Argentine, aura bien du mal à la rejoindre.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Les Espagnols, corrigés en France l'an passé en quart de finale sans Rafael Nadal (5-0), sont bien partis pour prendre une revanche éclatante avec le numéro 2 mondial dans leurs rangs. Ils n'ont laissé que dix jeux à leurs adversaires vendredi. Une misère!

Pourtant usé par sa finale des Internationaux des États-Unis perdue lundi contre Djokovic, Nadal s'est contenté d'une petite suée régénératrice de 2h08 pour vaincre en trois sets (6-3, 6-0, 6-1) un Richard Gasquet une nouvelle fois complexé sous le maillot bleu.

Une fois perdu un premier set plutôt encourageant, le Français a lâché mentalement. Gilles Simon a montré un peu plus de cran face au numéro 2 espagnol David Ferrer, mais pour un résultat quasiment identique (6-1, 6-4, 6-1).

Les Français, qui avaient pris le risque de préserver Jo-Wilfried Tsonga pour le double et les deux derniers simples, devront impérativement s'imposer en double samedi pour préserver leurs chances d'aller en finale, comme l'an passé.

La situation des Serbes n'est guère plus enviable. Mais eux ont le double avantage d'évoluer à domicile et d'avoir encore un atout dans leur manche. Arrivé jeudi de New York, Djokovic a finalement renoncé à disputer le premier match, invoquant un mal au dos.

Le numéro 1 mondial sera évidemment de retour pour son simple dimanche contre Juan Martin Del Potro et peut-être même dès le double. Son remplaçant Viktor Troicki, en panne de confiance depuis plusieurs semaines, a été trop juste face au revenant David Nalbandian (6-4, 4-6, 6-2, 6-3).

Janko Tipsarevic n'a pas pu rattraper le coup, comme il l'avait fait l'an passé face aux Tchèques en demie. Il a subi la loi de Del Potro (7-5, 6-3, 6-4). Si le double argentin ne s'impose pas, celui-ci cherchera dimanche à battre Djokovic pour la première fois de sa carrière dans la compétition, pour expédier l'Argentine en finale.