Le simple masculin des Internationaux de France se présente beaucoup comme un «one man show» et les adversaires de Rafael Nadal sont réduits au rôle de faire-valoir. Faisons néanmoins le point sur leurs illusions.

Michel Marois LA PRESSE

Roger Federer

Plus que ses performances, c'est le mental du Suisse qui a connu un déclin certain cette saison. Placide et dominateur pendant des années, sauf à Roland-Garros, Federer multiplie les passages à vide, les colères, voire les déprimes cette saison. Sa victoire à Madrid, son premier titre de l'année, vient de le rassurer. Et n'oublions pas qu'il a atteint la finale de 14 des 15 derniers tournois du Grand Chelem, qu'il n'est plus qu'à un titre majeur du record de Pete Sampras. Mais on le voit mal battre Nadal deux fois de suite sur la terre battue et il a sans doute déjà les yeux tournés vers Wimbledon.

 

Novak Djokovic

Le Serbe, qui a cédé le troisième rang mondial à Andy Murray en début de saison, semble revenu dans sa meilleure forme, comme l'a démontré sa demi-finale d'anthologie à Madrid contre Nadal. L'Espagnol a été chanceux de s'en sortir cette journée-là et il a laissé sur le court une partie des réserves physiques qui lui ont cruellement fait défaut le lendemain face à Federer. De tous les rivaux du quadruple champion, Djokovic est sûrement celui que Nadal redoute le plus en ce moment.

Andy Murray

Avec trois titres et une fiche de 31 gains et seulement cinq défaites, l'Écossais connaît une excellente saison 2009. Il a d'ailleurs devancé Djokovic au troisième rang du classement ATP et s'est même approché de Federer récemment. La terre battue n'est toutefois pas sa surface de prédilection, loin s'en faut. Il n'a jamais passé le troisième tour à Roland-Garros et risque de tomber rapidement face à l'un ou l'autre des spécialistes qui croiseront sa route au cours des prochains jours.

Et les autres

Roland-Garros a souvent souri aux joueurs latins, qui y trouvent une surface qui leur convient. Cette année, l'Argentin Juan Martin Del Potro, l'Espagnol Fernando Verdasco et le Chilien Fernando Gonzalez semblent être les mieux armés pour créer d'éventuelles surprises.

Les Français, encore sous le choc de l'affaire Richard Gasquet, s'inquiètent de la santé de Gaël Monfils, tout en espérant de bonnes performances de Gilles Simon et de Jo-Wilfried Tsonga.