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L'aventure d'un académicien

Le milieu de terrain de 18 ans Jérémy... (Photo fournie par l'Impact de Montréal)

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Le milieu de terrain de 18 ans Jérémy Gagnon-Laparé, un joueur U21 de l'Impact de Montréal, a obtenu une invitation imprévue au camp de l'équipe canadienne.

Photo fournie par l'Impact de Montréal

Patrick Leduc

collaboration spéciale

La Presse

C'était loin d'être le fait saillant de l'été, mais après tant de voyages difficiles, on peut quand même se réjouir d'un 0-0 de l'Impact à l'étranger. Cela étant dit, il n'y a pas grand-chose à dire sur le match de samedi à Philadelphie, qui se résume succinctement ainsi: terne.

Le hasard fait parfois bien les choses. Aussi me semblait-il pertinent d'accorder plus d'attention à une nouvelle passée plutôt discrètement sous le radar la semaine dernière. Un joueur U21 de l'Impact de Montréal convoqué en équipe nationale senior, voilà qui n'arrive pas tous les jours. Bien qu'il s'agisse d'un signe positif de développement, cela risque de chambouler le programme prévu pour lui par le club.

Le milieu de terrain de 18 ans Jérémy Gagnon-Laparé a beau ne pas encore compter d'expérience professionnelle, il a suffisamment impressionné le nouveau sélectionneur Benito Floro lors d'un tournoi U18 en Espagne pour obtenir une invitation imprévue au camp de l'équipe canadienne, qui y a lieu également cette semaine.

L'envie d'aller plus haut, plus loin

«J'y vais sans stress, sans barrière», m'a confié le Magogois, rentré en Estrie pour voir ses parents avant de retourner visiter la Communauté valencien- ne - Floro semblant y baser ses activités - pour la deuxième fois en moins d'un mois.

L'année a été chargée pour Gagnon-Laparé, qui s'est entraîné sans interruption dans trois groupes distincts depuis janvier. D'abord à l'Académie de l'Impact, avec les U18, afin d'y jouer quelques matchs dans le circuit nord-américain des centres de formation. Il s'est ensuite joint aux U21 à temps plein, notamment pour participer à une tournée en France au mois de juillet. En parallèle, le milieu de terrain davantage reconnu pour ses qualités cérébrales qu'athlétiques a été utilisé durant quelques rencontres en Ligue réserve de la MLS, question de «s'habituer tranquillement à la vitesse du jeu».

Bien du chemin parcouru en peu de temps, ça doit aider à faire rêver aux prochaines étapes, non? «Il faut faire attention de ne pas aller trop vite», affirme sobrement le jeune homme, sur un ton calme et posé.

«C'est sûr que j'ai envie d'aller vers quelque chose de plus gros», admet-il, en reconnaissant qu'il a connu une belle progression dernièrement.

«J'aimerais maintenant intégrer le groupe d'entraînement des pros avec l'Impact. Je suis content [d'aller avec l'équipe nationale], mais c'est vrai que ça va probablement plus vite que prévu par le club.»

Vu la volonté de l'Impact de faire de la place aux jeunes dans son effectif, Gagnon-Laparé a beaucoup d'espoir pour la suite des choses. Après tout, l'organisation montréalaise compte déjà cinq produits de son Académie dans le groupe professionnel. «Je les ai côtoyés dans la dernière année. On voyait qu'ils avaient du caractère et qu'ils se distinguaient par leur travail à l'entraînement. Je prends exemple sur Wandrille [Lefèvre], qui évoluait en U21 au même poste que moi, en milieu de terrain. Ce sont des joueurs qui n'avaient pas peur d'essayer des choses.»

Or, signer un contrat est une chose, mais faire sa place dans l'alignement en demeure une autre. Ce qui ne semble pas décourager Gagnon-Laparé outre mesure. «La signature de contrat n'est pas une finalité. On se rend compte à quel point il reste du travail à faire. Karl [Ouimette], Maxim [Tissot] et Wandrille sont les premiers à avoir signé. Ils sont aussi les premiers à rencontrer des obstacles,» dit-il, sans anxiété.

Avant d'obtenir une pause méritée - «je n'ai pas eu une semaine de congé depuis un an» -, l'aventure pourra donc se poursuivre un peu plus longtemps pour Gagnon-Laparé au pays de la paella, là où il se trouvera de nouveau à l'abri de la pression de gagner.

Mais plutôt que de craindre d'éventuels nuages à l'horizon, mieux vaut prendre le temps de profiter de cette occasion de jouer à un très haut niveau et de continuer à évoluer, comme le souhaitent sans doute ses dirigeants au sein de l'Impact.

L'académicien n'en sera que mieux préparé pour le jour où il sera confronté aux attentes de son club lorsqu'il est question d'obtenir un résultat.




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