Thierry Henry ne cherche pas d’excuses pour justifier le revers de 1-0 aux mains du Revolution de la Nouvelle-Angleterre, la semaine dernière lors du premier match de l’Impact au tournoi MLS is Back.

Mathias Brunet Mathias Brunet
La Presse

Mais comme bien des entraîneurs de la MLS, parmi lesquels Marc Dos Santos, des Whitecaps de Vancouver, il convient que les clubs de la MLS ne jouent pas dans un contexte optimal.

« En temps normal, ce sont des matchs de préparation. Vous avez vu les “déchets” [lors des premiers matchs], les joueurs ne sont pas prêts au niveau tactique, car les matchs amicaux te permettent de faire des erreurs, a-t-il déclaré d’Orlando en vidéoconférence, mardi après-midi. Mais on entre dans la compétition directement, alors il faut faire avec. »

Les entraîneurs remarquent aussi un niveau de fatigue inhabituel lors des matchs. « Nous ne savions pas où en seraient les joueurs physiquement [avant le tournoi]. Quand tu es fatigué, tu commets des erreurs parce que justement, la fatigue entre en jeu. Habituellement, ça arrive en match préparatoire. Les joueurs ont des crampes, c’est humide, il faut s’adapter. Mais ce sont des excuses, toutes les équipes sont au même niveau. »

Henry prépare ses troupes du mieux qu’il peut, à deux jours du deuxième match du tournoi, contre le Toronto FC, présenté jeudi à Orlando.

« On a commencé à mieux jouer en deuxième demie [contre la Nouvelle-Angleterre] dans un autre schéma. Il faut trouver la bonne formule. Mais parce qu’on a été en pause si longtemps, il a fallu que j’apprenne à nouveau sur nos joueurs. On n’a pas eu de match pour voir comment ils réagissent. C’est plus facile de trouver la bonne formule quand tu es avec le club pendant quatre, cinq ans et que tu connais les joueurs. C’est la partie difficile. »

L’entraîneur de l’Impact a tenu à préciser sa pensée au sujet de ses déclarations après la rencontre contre le Revolution. Henry avait reproché à l’équipe son manque de combativité.

« J’ai déclaré qu’on n’avait pas cette combativité lors du match, mais on est généralement combatifs. On l’avait été depuis le début de la saison, mais pas contre New England. Je n’attends pas nécessairement une “réponse” lors du match contre Toronto. J’espère simplement que ça n’arrivera pas à nouveau, que ça va être gommé contre Toronto. »

Avec sa défaite, l’Impact se retrouve quatrième et dernier du groupe C. Seuls les deux premiers au classement passent au tour suivant. Heureusement pour lui, D.C. United et Toronto ont fait match nul à leur première rencontre.

« C’est toujours mieux de voir qu’il y a eu un match nul de l’autre côté, mais à nous de bien faire contre Toronto. D.C. United a remonté la pente en jouant à dix, tout peut arriver dans la MLS. Nous sommes dans la cave du classement. Il ne faut pas y rester trop longtemps. »

Les joueurs de l’Impact devraient être affamés jeudi.

« C’est une rivalité. Peu importe où se dispute le match. Je n’ai pas besoin de le rappeler aux joueurs, ils savent quelle heure il est. Ils doivent gagner. Nous devons nous battre, nous ne voulons pas perdre contre Toronto. »

Thierry Henry se garde évidemment bien de nous dévoiler quelques indices sur sa formation. À un collègue qui lui demandait si Romell Quioto ou Lassi Lappalainen avaient des chances de s’insérer parmi le onze partant, le coach a répondu de façon ferme.

« Je ne vais pas divulguer ce que je vais faire. Vous aimez lâcher des noms sans savoir si les mecs sont prêts physiquement. Est-ce qu’ils ont des pépins physiques ? Nous, on doit gérer tout ça. »

Le match contre le Toronto FC aura lieu à 20 h jeudi.