Au moment où la NBA et la Major League Soccer continuent leurs préparatifs pour relancer leur saison en Floride, la ligue qui devait être la première à renouer avec l’action a été forcée d’apporter des ajustements lundi à la suite de tests positifs à la COVID-19 dans cet État du sud-est américain.

Neil Davidson
La Presse canadienne

Le Pride d’Orlando s’est retiré de la Coupe du Défi de la Ligue nationale de soccer féminin (NWSL), qui doit s’amorcer samedi en Utah, après que six joueuses et quatre membres du personnel ont reçu des résultats positifs. Les dirigeants de la NWSL ont précisé les détails quant au nombre précis de joueuses touchées.

Bien que le tournoi de soccer féminin doit avoir lieu quelque 3000 kilomètres plus loin, en Utah, Orlando est l’endroit que la NBA et la MLS ont choisi pour se rassembler le mois prochain dans l’espoir de recommencer leur saison respective.

Les Raptors de Toronto se sont envolés vers Fort Myers lundi pour poursuivre leur entraînement avant de se diriger vers la région d’Orlando au début du mois de juillet.

Le Pride, dont l’alignement inclut les Canadiennes Erin McLeod et Shelina Zadorski, devait croiser le fer avec les Red Stars de Chicago lors du premier jour du tournoi de la NWSL à Herriman, près d’Utah.

Selon la direction du Pride, les personnes touchées par le virus étaient asymptomatiques. L’équipe a ajouté qu’il était préférable pour la santé et la sécurité des joueuses, du personnel et du reste de la ligue que le Pride se retire volontairement.

Les dirigeants de la NWSL ont fait savoir que le tournoi aura lieu avec huit équipes.

« La santé et la sécurité de nos joueuses et du personnel sont notre priorité numéro 1 et nos pensées vont vers ces joueuses et le personnel qui combattent cette infection, ainsi que vers toute l’équipe à Orlando qui en subit les conséquences », a déclaré la commissaire Lisa Baird dans un communiqué.

« Nous sommes bien sûr désappointés, mais dans l’environnement actuel, il s’agit d’une situation pour laquelle nous nous sommes préparés. Nous allons maintenant ajuster nos plans et notre calendrier en fonction des circonstances. »

Le médecin du Pride, Daryl Osbahr, a expliqué que la décision de se retirer du tournoi était « nécessaire et dans les meilleurs intérêts de la santé des joueuses et du personnel ».

« La décision va bien au-delà des résultats positifs. Elle tient aussi compte des cochambreurs ou des partenaires », a-t-il ajouté.

Les dirigeants de la ligue ont fait savoir qu’une deuxième ronde de tests sera menée pour confirmer les résultats initiaux.

Les joueuses et les membres du personnel touchés ont fait l’objet de supervision médicale et seront placés en isolement pendant au moins 14 jours. Les gens qui auraient pu avoir des contacts rapprochés avec les membres de l’équipe, incluant des colocataires, ont été avisés. Ils demeurent sous surveillance et devraient se soumettre à d’autres tests de dépistage.

Les cas de la COVID-19 ont connu une hausse récemment en Floride. Durant la journée de samedi, on a compté 4700 nouveaux cas touchant des résidants de l’État selon les autorités sanitaires de la Floride. Ce chiffre aurait chuté à 2800 dimanche, selon les statistiques fournies par l’État.

La semaine dernière, le Lightning de Tampa Bay a fermé son complexe d’entraînement et sommé à tout le monde de retourner chez eux après que trois joueurs et des membres du personnel eurent subi des tests positifs.

Les Blue Jays de Toronto et les Phillies de Philadelphie ont fait de même, à Dunedin et Clearwater respectivement, à la suite de tests de dépistage positifs.

L’État de la Floride a rapidement rouvert ses portes aux évènements sportifs malgré la pandémie, alors que la WWE et l’UFC ont tenu des galas en l’absence de spectateurs.