(Montréal) Il y a endroits dans la MLS qui sont plus agréables que d’autres pour les clubs visiteurs. Montréal fait possiblement partie de la liste, au même titre que Los Angeles, New York et Seattle, notamment. Harrison? Probablement pas. Surtout pas pour les joueurs de l’Impact.

Michel Lamarche
La Presse canadienne

C’est pourtant dans cette ville du New Jersey de moins de 20 000 âmes — en banlieue de Newark — que les joueurs de Rémi Garde tenteront de retrouver le chemin de la victoire mercredi, face aux Red Bulls de New York.

Les joueurs de l’Impact, qui mériteraient d’être surnommés les «Nomades», en seront déjà à un neuvième match loin du stade Saputo. Ce sera aussi la première de deux rencontres sur la route en à peine trois jours.

Par ailleurs, si chaque terrain extérieur en MLS est en général peu accueillant, le Red Bull Arena est carrément inhospitalier pour la formation montréalaise.

L’Impact y jouera le 10e match de son histoire en saison régulière et sera à la recherche non pas seulement d’une première victoire, mais d’un premier point au classement. Lors de ses neuf revers, l’Impact a été limité à huit buts et en a concédé 28.

«Il n’y a pas de raisons particulières qui expliquent pourquoi c’est si difficile de gagner là-bas», a déclaré le défenseur latéral Daniel Lovitz mardi, à quelques heures du départ de l’équipe.

«Quand vous allez là-bas, c’est important de jouer avec énergie et d’offrir une bonne performance. Ce ne sera peut-être pas un beau match à regarder, et c’est rarement le cas dans ce stade, mais pour connaître du succès, il faut être prêt à faire correctement les petites choses un peu plus "sales".»

De plus, les hommes de Rémi Garde ne se pointent peut-être pas au Red Bull Arena au meilleur des moments. Après une séquence de cinq matchs sans victoire, les Red Bulls (3-4-2) viennent de gagner leurs deux dernières sorties. Samedi, à domicile, ils ont effacé un recul d’un but en deuxième demie pour l’emporter 3-2 contre le Galaxy de Los Angeles, l’une des meilleures formations du circuit Garber.

Pour l’instant, les Red Bulls occupent le huitième échelon dans l’Association Est avec 11 points, six de moins que l’Impact (5-4-2), mais avec deux parties en banque. Ce départ contraste avec leur excellente saison en 2018 alors qu’ils avaient terminé au sommet du classement dans l’Est avec 71 points.

«New York a une très bonne équipe, une équipe qui ressemble à celle de l’an dernier. Dans les années précédentes, ils ont toujours eu du succès», a fait remarquer le milieu de terrain Samuel Piette.

«Mais je l’ai dit dans le passé, dans cette ligue, tout peut se produire sur une période de 90 minutes. Cette année, on a perdu 7-1 à Kansas City, on est allé battre la Nouvelle-Angleterre 3-0 et il (le Revolution) a annulé 4-4 à Kansas City», a donné Piette en exemple.

LA PRESSE

Ignacio Piatti et Didier Drogba.

L’équipe montréalaise a tout de même connu un moment de réjouissance au Red Bull Arena, le 6 novembre 2016. La formation que dirigeait alors Mauro Biello avait arraché un gain de 2-1 lors du match retour des séries éliminatoires pour se qualifier à la finale de l’Association Est.

Ignacio Piatti avait marqué les deux buts, dont le deuxième aidé de Didier Drogba. Évidemment, Drogba n’est plus dans le portrait, et Piatti ratera un neuvième match d’affilée. Il sera également au rancart samedi, à Cincinnati.

Si l’absence prolongée de Piatti pèse sur le moral des troupes, les joueurs ne le crieront certainement pas sur tous les toits.

«On a hâte de le retrouver. On sait à quel point il fait du bien à notre équipe quand il joue, quand il est sur le terrain», a déclaré Piette.

«C’est sûr que plus ça prend du temps, plus ça nous fait mal, on ne va pas se le cacher. On veut bien prendre notre temps avec Nacho, on ne veut pas non plus qu’il revienne au jeu trop vite pour se blesser pour une longue période. Alors, j’aime mieux qu’on prenne notre temps.»

Après le match de mercredi, les joueurs de l’Impact s’envoleront immédiatement pour Cincinnati.