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Impact: la volonté de Maxim Tissot

Essayé au milieu, Maxim Tissot risque de retrouver... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

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Essayé au milieu, Maxim Tissot risque de retrouver sa place en défense avec l'arrivée de Nacho Piatti et Dilly Duka.

PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE

Tandis que l'Impact entre dans le dernier tiers de sa saison, Maxim Tissot a déjà quasiment doublé son nombre d'apparitions par rapport à sa première campagne professionnelle. Le Québécois de 22 ans a surtout trouvé un élan offensif après avoir fait trembler les filets à deux reprises lors de ses deux dernières rencontres.

Comme lors de son seul but marqué en 2013, Tissot profite de son repositionnement opéré en milieu de saison. Défenseur latéral gauche au début de l'année, il est, depuis le mois de juin, quasi systématiquement utilisé un cran plus haut. Puisque les entraîneurs retouchent rarement leur défense en cours de match, il a pu, avec ce poste plus offensif, obtenir quelques minutes de jeu, lors des deuxièmes mi-temps. Il a aussi été titularisé à trois reprises depuis la pause du Mondial.

«Quand tu es milieu latéral, tu as toujours le défenseur adverse sur toi, alors que quand tu montes en tant que défenseur, tu as plus de temps et d'espace. J'ai dû m'ajuster par rapport à ma première touche et à mes déplacements. J'apprends encore certains trucs tous les jours», a souligné Tissot à propos de ce changement.

Ce poste de milieu de terrain n'est cependant pas totalement inconnu pour Tissot qui a pu le tester durant la majeure partie de l'année 2012. Ce replacement, lors de sa dernière saison à l'Académie, permettait alors de combler un besoin collectif, mais aussi d'optimiser sa formation personnelle.

«Depuis 2012, il a pris de la force physique, il est beaucoup plus puissant qu'avant, a constaté Philippe Eullaffroy, son ex-entraîneur. Il reconnaît aussi mieux les moments où il doit faire les courses. Il est plus efficace et décisif dans ses mouvements. On insiste beaucoup sur le dézonage et on disait, à l'Académie, que Max était un pyromane du dézonage. Il a ça dans le sang et, avec les pros, il le fait plus souvent au bon moment.»

Contre l'Union de Philadelphie, le numéro 51 a marqué un but estampillé du sceau Tissot, a ajouté le directeur de l'Académie en vantant ses courses diagonales. Se faisant oublier sur le côté gauche, le natif d'Aylmer a explosé au bon moment pour revenir dans l'axe, devancer les défenseurs adverses et inscrire le but de l'espoir.

«[Andrés] Romero et moi avons échangé un regard avant qu'il mette le ballon. Je savais que ça m'était destiné et c'était un super ballon par-dessus la défense. L'arrière a totalement figé et je me suis retrouvé seul», s'est remémoré Tissot dont la préférence va tout de même au but marqué contre Portland, à domicile.

Une hiérarchie différente

Krzysztof Król ayant connu un dernier match pénible, c'est Eric Miller que l'on devrait retrouver dans un rôle de défenseur gauche, samedi soir, contre le Fire de Chicago. Tissot, quant à lui, a vu la hiérarchie des milieux de terrain être bousculée par l'arrivée de Dilly Duka et, surtout, de Nacho Piatti. Les autres milieux extérieurs présents au club offraient déjà des garanties intéressantes depuis le début de l'année. Les places se font ainsi chères dans ce secteur de jeu.

«Romero et [Justin] Mapp sont super en ce moment. Que je marque deux ou dix buts, je comprendrais qu'ils commencent devant moi car ils disputent de très bonnes saisons. Je vais jouer quand je vais être appelé à jouer et je vais faire mon boulot», a dit Tissot, philosophe.

Même s'il s'entraîne presque exclusivement avec les milieux de terrain depuis quelques mois, pourrait-il maintenant revenir en arrière? Cette réponse pourrait bien être différente d'un entraîneur à l'autre, même si Eullaffroy comprend la décision prise par Frank Klopas. «Le poste de milieu gauche correspond à ses qualités parce qu'on peut exploiter ses mouvements et son pied gauche. Quand il aura 29, 30 ou 31 ans, peut-être qu'il redescendra d'un cran. Mais pour l'instant, son profil est plus adapté à une place sur le côté gauche ou droit.»

L'Impact en bref

Un profil différent

À quelques centimètres près, Anthony Jackson-Hamel inscrivait son premier but chez les professionnels, le week-end dernier, à Philadelphie. Sa première apparition, la semaine précédente, avait déjà laissé entrevoir des promesses intéressantes. Septième joueur de l'Académie à faire le saut avec l'équipe première, il se distingue par un profil différent parmi les attaquants montréalais. «Sur un plan athlétique, c'est quelqu'un qui détient les records de l'Académie lors des 20 premiers mètres de course, a révélé Philippe Eullaffroy, le directeur de l'Académie et l'entraîneur-chef des moins de 23 ans. C'est un attaquant moderne qui peut jouer dos au but, prendre la profondeur, qui est capable d'éliminer et de frapper.» Le nouveau numéro 24 a vu son parcours être légèrement perturbé par une croissance rapide et tardive. «Cela l'a un peu pénalisé, car il a pris beaucoup de centimètres vers 18-19 ans, a poursuivi Eullaffroy. Cela a amené une fragilité sur le plan des blessures, même si la situation s'est vraiment stabilisée depuis plus d'un an. Il est capable de travailler tous les jours à son plein potentiel.»

Proche du TFC

Ce sont les Red Bulls de New York, alors appelés les MetroStars, qui détiennent le record peu envieux du nombre de défaites consécutives. Entre les 4 juillet et 5 septembre 1999, les New-Yorkais avaient encaissé 12 revers consécutifs. Plus récemment, le Toronto FC avait entrepris l'année 2012 avec neuf défaites de rang. Face au Fire de Chicago, ce soir (18h30), l'Impact tentera donc de ne pas se rapprocher de ces chiffres catastrophiques. Selon Frank Klopas, cette vilaine série n'est pas vraiment méritée. «Si on regarde les six ou sept derniers matchs, et en enlevant le duel contre Toronto où on n'a pas connu une bonne performance, je pense qu'on aurait dû récolter des points. Il suffit simplement de retrouver le bon chemin et d'obtenir un résultat. Mais je peux dire que la mentalité du groupe est bonne et que l'on n'a pas abandonné. Il reste encore beaucoup de matchs à jouer.» Avec 0,64 point par match, l'Impact est tout de même à des années-lumière d'une place en séries éliminatoires.

Champion des matchs nuls

La saison du Fire de Chicago est sous le signe du match nul. En ayant obtenu ce résultat à 13 reprises en 22 occasions, l'ex-équipe de Frank Klopas a notamment perdu moins de matchs que les meneurs dans les deux associations de la MLS. Par contre, ce paradoxe conduit le Fire à la huitième place, à deux points d'une place en séries. Lors de la dernière semaine, l'adversaire montréalais a aussi alterné le bon - une victoire contre New York - et le moins bon avec une large défaite à Seattle dans le cadre de la Coupe des États-Unis. Dans le camp de l'Impact, personne ne connaît mieux le contexte du Fire que Dilly Duka, obtenu par l'Impact, au mois de juillet. «Il y avait beaucoup de nouveaux joueurs, cette saison, et cela en a quasiment fait une nouvelle équipe.» Mike Magee (sept buts) est encore l'attaquant le plus prolifique de ce club en ayant marqué deux fois lors des deux derniers matchs.




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