La vie réserve parfois de belles surprises. En 2002, le petit Mark Barberio de 11 ans regardait le Canada remporter l’or à Salt Lake City et rêvait d’un jour représenter l’unifolié aux Jeux olympiques. Vingt ans plus tard, à 31 ans et près de 2 ans après son dernier match dans la LNH, le défenseur québécois voit ce rêve devenir réalité.

Publié le 28 janvier
Katherine Harvey-Pinard
Katherine Harvey-Pinard La Presse

« C’était un appel spécial à recevoir », a laissé entendre l’ancien du Lightning de Tampa Bay, du Canadien et de l’Avalanche du Colorado vendredi, dans le cadre de l’émission balado Sortie de zone, une collaboration entre La Presse et le 98,5 FM.

« J’étais juste trop excité, trop fier, a-t-il continué. J’ai tout de suite contacté mes parents et ma famille au Canada pour leur apprendre la bonne nouvelle. »

Le défenseur de 6 pi 1 po, qui évolue actuellement en KHL, savait depuis un bon moment qu’il avait des chances d’être sélectionné sur l’équipe. Dans l’éventualité où la Ligue nationale retirerait ses joueurs des Jeux, Hockey Canada avait préparé une liste de joueurs qui pourraient y prendre part.

« J’étais sur cette liste, a fait savoir Barberio. Après, je savais que si je jouais bien, il y avait des chances que je fasse ce club. Mais en même temps, tu ne tiens rien pour acquis. Tu sais qu’il y a toujours de bons défenseurs partout dans le monde qui jouent en Europe et dans les collèges juniors. Tu ne sais jamais. Mais j’étais vraiment fier de recevoir cet appel. »

Je ne pensais jamais avoir une occasion comme celle-là. Quand tu es enfant, tu rêves de ça. Je me souviens d’avoir regardé les Olympiques chaque fois avec ma famille. Je me souviens de 2002 à Salt Lake City. Oui, tu y rêves, mais tu ne penserais jamais que ça deviendrait réalité. Maintenant, j’ai juste trop hâte d’arriver là-bas.

Mark Barberio

À Pékin, la formation canadienne comptera sur une équipe expérimentée, tout le contraire de celle de son voisin américain. Au total, 15 joueurs âgés de 30 ans ou plus porteront l’uniforme blanc, noir et rouge. On compte également quatre joueurs de 20 ans et moins.

« Je pense qu’on a un bon équilibre de vétérans, mais aussi de bons jeunes joueurs qui sont très prometteurs, a soutenu Barberio. C’est quand même fou de voir la différence entre un gars comme Eric Staal, qui a 37 ans, et Owen Power, qui vient d’être sélectionné premier au total [du repêchage de la LNH] et qui a juste 19 ans. »

Un tremplin vers la LNH ?

Choix de sixième tour au repêchage de 2008, Barberio a disputé 272 rencontres dans le circuit Bettman entre 2012 et 2020, amassant 56 points. En 2020, il a traversé l’océan Atlantique afin de se joindre au Lausanne HC, en Suisse, où il a joué jusqu’à tout récemment, avant de passer en KHL avec les Ak Bars de Kazan.

Le Montréalais pourrait toujours faire un retour dans la Ligue nationale. Interrogé à ce sujet, il a indiqué qu’il n’avait même pas accordé une seule pensée à cette possibilité.

« Honnêtement, je ne pense pas à ça maintenant, a-t-il dit. Ma tête est juste [tournée vers notre] arrivée aux Olympiques. [Je veux] bien performer pour le pays. C’est quand même fou de dire ça. Mon but, c’est juste de ramener la médaille d’or pour notre pays et je ne pense même pas à la LNH. »

Barberio se trouve en ce moment à Davos, en Suisse, où l’équipe canadienne prend part à un précamp avant les Jeux. Là-bas, les rencontres d’équipe se tiennent en présentiel, mais les joueurs sont divisés en groupes, a noté le défenseur.

D’ailleurs, concernant la COVID-19, l’ex-numéro 45 du Tricolore n’a pas la moindre inquiétude. « Je comprends qu’il y aura beaucoup de [mesures à respecter] pour être sûr que personne n’attrape la COVID-19 et tout ça. […] Pour nous, pour les joueurs de hockey, notre but, c’est la médaille d’or, et on ne pense qu’à ça. »