Avant la rencontre contre la Pologne, l’équipe canadienne était déjà assurée de participer aux quarts de finale du tournoi. Les joueurs ont donc profité de ce match pour tester de nouvelles choses et pour soigner quelques blessures en vue de la ronde éliminatoire. Face à une équipe polonaise en plein contrôle de ses moyens, les Canadiens se sont inclinés en trois manches (25-15, 25-21 et 25-16) à leur dernier match du tour préliminaire au tournoi olympique de volleyball.

Sportcom

« On voulait jouer le match avec beaucoup d’agressivité, comme on l’a fait au deuxième set. Mais c’était aussi important pour nous de gérer quelques petits bobos qu’on avait dans notre équipe, c’était plus important que gagner le match puisqu’on était déjà qualifié pour le tour suivant, a mentionné Nicholas Hoag, auteur de neuf points au cours de la rencontre, un sommet chez les joueurs canadiens. C’est un long tournoi avec beaucoup de parties, c’est important de bien gérer notre énergie. Les Polonais n’ont pas fait beaucoup d’erreurs au service et ils nous ont mis beaucoup de pression. Si on joue comme on a joué au deuxième set, on est capable de battre n’importe qui par la suite. »

Si les Polonais ont donné du fil à retorde aux Canadiens lors de cette rencontre, le défi sera aussi grand lors du match quart de finale alors qu’ils affronteront les athlètes du Comité olympique russe, eux qui n’ont subi qu’une défaite lors du tour préliminaire.

« Si on veut gagner une médaille, on doit battre les grosses équipes maintenant. On est très confiants, on a joué un bon tournoi jusqu’ici même si on n’a pas gagné tous nos matchs. On va donner tout ce qu’on a pour être capables de passer à la prochaine étape », a expliqué Hoag en entrevue avec Sportcom.

La formation nationale canadienne a terminé au cinquième rang aux Jeux de Rio en 2016, l’objectif pour le Sherbrookois et ses coéquipiers est maintenant d’améliorer le résultat obtenu il y a cinq ans.

« Avec un groupe plus expérimenté et plus dynamique qu’il y a cinq ans, on vise une médaille. Il faut passer les quarts de finale, on y va quand même une étape à la fois présentement. »

Des Jeux olympiques singuliers

La plupart des athlètes qui ont vécu les Jeux olympiques avant ceux de cette année sont d’accord pour dire qu’il s’agit d’un rassemblement sans commune mesure. C’est le cas de Nicholas Hoag qui était présent en Brésil en 2016. Il remarque que la préparation de l’équipe ainsi que l’ambiance qui règne dans la capitale japonaise n’ont rien à voir avec ce qu’il a vécu cinq ans plus tôt.

PHOTO ANNE-CHRISTINE POUJOULAT, AGENCE FRANCE-PRESSE

Nicholas Hoag

« Quand tu vas aux Olympiques, les distractions sont énormes, il y a beaucoup de gens qui veulent te parler, il y a des personnes que tu n’as pas vues depuis longtemps, en ayant eu l’expérience de Rio, on savait à quoi s’attendre à ce niveau-là. Il y avait donc moins de préparation mentale à faire. Ceux qui avaient l’expérience des Jeux ont aussi été capables de transférer leurs connaissances aux nouveaux. »

« Dans le village, ce n’est pas énormément différent, par contre. À l’extérieur du village, c’est un autre monde. Il n’y a pratiquement personne dans les rues ni aux matchs, évidemment. Toutefois, on a été habitué à ça dans la dernière année, donc on n’est pas trop dépaysés. La préparation était super et ça paraît sur le terrain ».

Si les spectateurs et les familles ne sont pas admis aux matchs, Hoag peut toutefois se compter privilégié d’être accompagné par son père Glenn Hoag à Tokyo, lui qui est l’entraîneur de l’équipe canadienne.

« Il était l’entraîneur aussi à Rio, mais c’est encore plus spécial cette année. C’est dommage que les familles ne puissent pas venir. Toute ma famille devait faire le voyage au Japon, au moins je peux partager ces moments-là avec mon père. On a une relation joueur-entraîneur quand on est sur le terrain, mais on passe beaucoup de temps ensemble dans le village pour en profiter le plus possible », a conclu Hoag.

EN RAFALE

Escrime

Lors de la compétition de fleuret par équipe, le Canada a été éliminé dès les huitièmes de finale par l’Allemagne au compte de 45-31.

Représentée par les Montréalais Maximilien Van Haaster et Alex Cai ainsi que par Blake Broszus, la formation canadienne a tiré de l’arrière dès la deuxième période de l’affrontement.

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Maximilien Van Haaster

Broszus et Van Haaster ont bien bataillé lors des deux derniers engagements, mais en vain.

C’était la première fois depuis les Jeux de 1988 que le Canada participait à l’épreuve par équipe en fleuret. Les Français ont remporté la médaille d’or en défaisant les athlètes du Comité olympique russe en finale.

Il s’agissait de la dernière compétition d’escrime aux Jeux de Tokyo.

Haltérophilie

Chez les moins de 76 kg, Kristel Ngarlem a terminé au huitième rang avec un pointage combiné de 218 kilos.

PHOTO EDGARD GARRIDO, REUTERS

Kristel Ngarlem

À l’arraché, la Montréalaise a réussi ses deux premières tentatives à 92 et 95 kilos avant de rater les 97 kilos à la troisième occasion. Puis, à l’épaulé-jeté, Ngarlem a soulevé un poids de 123 kilos avant d’échouer à ses deux tentatives de 126 kilos. Elle a ainsi pris le deuxième rang du groupe B.

C’est Neisi Dajomes de l’Équateur qui a remporté la médaille d’or avec un total combiné de 263 kilos.

Sports équestres

Au cross-country, la deuxième épreuve du concours complet en sports équestres, Colleen Loach a reçu un total de 7,20 points de pénalité, terminant le parcours en 8 min 3 s.

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Colleen Loach

L’Estrienne occupe le 26e rang du classement général provisoire avec 42,80 points de pénalité. Le saut d’obstacles, la troisième et dernière étape du concours complet, se tiendra le lundi 2 août.

Voile

Oliver Bone et son coéquipier néo-écossais Jacob Saunders ont pris le 16e rang lors de la septième course de la classe des dériveurs doubles 470. Plus tard dans la journée, le duo canadien a terminé 12e lors de la huitième course.

Au classement général provisoire, Bone et Saunders occupent le 17e rang, à égalité avec les Coréens Gunwoo Park et Sungmin Cho.

Les représentants de l’unifolié pourront améliorer leur sort lors des deux dernières courses de classement qui se tiendront le lundi 2 août.