(Tokyo) La quête des Canadiennes pour une autre médaille olympique en rugby à sept a débuté à pleine vapeur avec une écrasante victoire de 33-0 contre le Brésil, jeudi.

La Presse Canadienne

Les choses ont cependant été différentes pour les Canadiennes dans leur deuxième match, qu’elles ont perdu 26-12 contre Fidji.

La capitaine Ghislaine Landry a sonné la charge de l’attaque canadienne lors du premier duel en réussissant quatre convertis en cinq tentatives en plus de marquer un essai pour un total de 13 points.

« Je suis très contente de cette première performance, a commenté Landry après le match. Ç’a été toute une préparation et nous sommes simplement tellement heureuses d’être sur le terrain ensemble. »

Keyara Wardley, qui en est à sa première expérience olympique, est entrée en relève en deuxième demie et a inscrit dix points grâce à deux essais, alors que Charity Williams et Karen Paquin ont complété le pointage du Canada avec un essai chacune.

Dans le deuxième duel, Fidji a dominé la formation canadienne, qui était amorphe en première demie. Fidji menait 21-0 à la mi-temps.

Le jeu a été plus serré en deuxième demie, mais le Canada n’a pu remonter la pente et a vu sa fiche passer à 1-1.

L’équipe canadienne féminine, menée par Landry, avait décroché la médaille de bronze lors de la première présentation du rugby à sept aux Jeux olympiques de Rio en 2016.

Elle complétera sa phase de groupes vendredi matin à Tokyo contre la France. Les Françaises sont toujours invaincues, en vertu de leurs victoires contre Fidji et le Brésil, jeudi.

Une deuxième demie sans pitié

Les deux équipes ont sauté sur le terrain avec une énergie débordante en première demie du premier duel, jeudi. Cette première moitié de partie s’est avérée plutôt égale alors que seule Williams est parvenue à franchir la ligne des buts. Le converti de Landry a permis au Canada de profiter de la pause de la mi-temps avec une avance de 7-0.

Mais la deuxième moitié du match a été tout à l’avantage des Canadiennes.

« À la mi-temps, on a juste discuté de l’importance de jouer à 100 % et je pense que c’est ce que vous avez vu en deuxième demie », a mentionné Landry.

Cette première partie olympique pour la troupe marquait une première pour l’entraîneur-chef Mick Byrne, d’origine australienne, avec l’équipe canadienne.

Après le match, Landry n’avait que de bons mots pour le nouvel entraîneur.

« Vous savez, il est l’un des meilleurs entraîneurs de rugby dans le monde. Ses connaissances sont sans égal. Alors, nous sommes très chanceuses qu’il ait pu se joindre à nous et nous amener ici en élevant notre jeu », a-t-elle partagé.

Byrne a pris les commandes de l’équipe canadienne à la suite du départ de John Tait, en avril, dans la foulée du dépôt d’un rapport indépendant portant sur une plainte officielle formulée par plusieurs joueuses actuelles et anciennes au sujet de violations du code de Rugby Canada contre le harcèlement et l’intimidation.

Le rapport avait conclu que le comportement de Tait ne violait pas la politique contre le harcèlement et l’intimidation, mais ce dernier avait tout de même pris la décision de quitter l’équipe.