(Tokyo) La kayakiste en eau vive Florence Maheu a atteint son objectif à moitié aux Jeux olympiques de Tokyo. Si elle est parvenue à prendre part à la demi-finale comme elle le voulait, elle n’a pas été en mesure de réussir une bonne manche comme elle le souhaitait à ce niveau de la compétition.

Marc Delbès La Presse Canadienne

Elle s’est finalement contentée de la 23e position en demi-finale du slalom, mardi, épreuve remportée par l’Allemande Ricarda Funk. Maheu visait de façon réaliste un top-15.

« C’est certain que j’aurais pu faire quelque chose de mieux en demi-finale. Je n’ai pas été en mesure de naviguer les portes comme je suis capable de le faire. C’est ça qui me déçoit », a commenté l’athlète de Salaberry-de-Valleyfield alors qu’elle s’apprêtait à prendre l’avion pour rentrer au pays.

Maheu, âgée de 28 ans, a maintenant trois ans pour se préparer en vue des Jeux de Paris. Et pour ça, elle devra atteindre les demi-finales régulièrement et chercher à disputer des finales.

« Je n’ai pas encore fait beaucoup de demi-finales en Coupe du monde. Alors, c’est certain que j’ai gagné de l’expérience ici. Mais j’ai aussi réalisé qu’il faut vraiment réussir une bonne manche pour intégrer le top-10 et passer en finale. Ça m’a au moins permis de mieux me mesurer face aux meilleures au monde. »

Si les mesures sanitaires aux Jeux obligent les athlètes à quitter le village rapidement après la fin de leur compétition, Maheu aura néanmoins apprécié l’expérience.

« Ça m’a permis de partager de beaux moments avec d’autres athlètes canadiens qui pratiquent d’autres sports. »

Elle a également fait partie de la trentaine d’athlètes canadiens qui ont pris part à la cérémonie d’ouverture.

À son retour au pays, elle entend s’accorder trois semaines de vacances à Vancouver avant de faire ensuite la route jusqu’à Ottawa en voiture.