(Tokyo) Après la perte de son titre olympique par équipes, le Japon a pris sa revanche mercredi avec le sacre de Daiki Hashimoto au concours général de gymnastique aux JO de Tokyo, incarnant la nouvelle génération qui prend la suite de Kohei Uchimura, titré à Londres et à Rio.  

Déborah CLAUDE Agence France-Presse

À 19 ans, Daiki Hashimoto offre l’or au Japon, à domicile. Il s’est hissé à la première place du concours mercredi soir avec brio et un exercice à la barre fixe à la dernière rotation sous des applaudissements, qui fusent rarement dans cette salle vide de spectateurs, récoltant 14 933 points pour un total de 88 465 points.

Arrivé deuxième, le Chinois Xiao Ruoteng (88 065 pts) a fait part de sa « déception » après la compétition, de s’être fait battre in extremis.  

Daiki Hashimoto, qui avait déjà brillé en qualifications, a expliqué qu’il « voulait suivre la voie d’Uchimura » et « conduire la nouvelle génération ».

Alors que tout s’est joué sur la barre fixe, Daiki Hashimoto a expliqué qu’il n’avait pas « ressenti de pression » et qu’il avait « juste essayé de se faire plaisir » sans entrer en compétition avec les autres. Interrogé sur ce qu’il ressentait après avoir gagné la médaille d’or il a dit ne « pas pouvoir l’expliquer ».  

Kohei Uchimura a été champion du monde du concours général six fois de suite entre 2009 et 2015. Double champion olympique en titre du concours général - un exploit inédit depuis plus de quarante ans-, le Japonais a dominé la gymnastique comme personne pendant ces huit années.  

Médaillé de bronze, le Russe Nikita Nagornyy, avec 88 031 points, a estimé que « c’était bien pour le Japon d’avoir un champion quand on est le pays hôte », expliquant que les gymnastes japonais étaient toujours au top niveau.  

Ce champion du monde et d’Europe et du monde faisait partie des favoris pour l’or, mais il semble avoir laissé des plumes dans le concours par équipes remporté par l’équipe russe.  

Après le coup de tonnerre de la veille et le craquage de Simone Biles en pleine compétition par équipes, la salle de l’Ariake a retrouvé sa quiétude. Dans les tribunes, s’est glissée discrètement et brièvement la reine de la gymnastique pour venir soutenir les deux Américains en lice au concours général.