« Si on m’avait dit il y a un an que je participerais aux demi-finales du 100 m papillon à Tokyo, jamais je n’y aurais cru », s’est exclamée Katerine Savard, quelques minutes après sa performance olympique.

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C’est pourtant chose faite pour la nageuse de 28 ans qui a arrêté le chrono à 57,51 secondes lors des qualifications du 100 m papillon. Savard était dans le même groupe que l’Ontarienne Margaret MacNeil qui a quant à elle terminé première. Les deux compatriotes se sont qualifiées pour les demi-finales.

La participation de Savard à cette épreuve peut être qualifiée de surprenante puisque la native de Pont-Rouge n’avait pas effectué de 100 m papillon entre les essais canadiens de 2016 et ceux de 2021.

« J’étais parmi les meilleures au monde avant 2016, mais ma mauvaise performance aux essais canadiens cette année-là m’a fait redouter le 100 m papillon. C’était mental, j’avais peur de revivre la même chose qu’en 2016 », a-t-elle déclaré.

Savard, qui avait pratiquement sauté de joie après sa performance lors des sélections nationales, avait de la difficulté à cacher sa satisfaction après la course de samedi en répétant à plusieurs reprises à quel point elle était heureuse.

Malgré cette qualification surprise, Savard n’a pas énormément changé ses préparatifs entre les essais canadiens et les Jeux olympiques.

« On a décidé de continuer avec ce qui fonctionnait avant les essais. J’ai vraiment amélioré mon endurance dans les derniers mois, ce qui m’aide à terminer les courses en force. »

En sautant dans la piscine du Centre aquatique de Tokyo samedi, Katerine Savard a poussé un énorme soupir de soulagement, elle qui participe à ses troisièmes Jeux olympiques. Avec la COVID-19, la nageuse avait l’impression que les Jeux n’étaient pas chose faite tant qu’elle ne toucherait pas à l’eau des piscines japonaises.

J’étais très contente de sauter dans l’eau. Je veux profiter de l’expérience. J’avais un peu de stress avant la compétition, mais j’essayais de me rassurer en me disant que j’avais de l’expérience. On est quand même aux Jeux olympiques après tout.

Katerine Savard

Quant à l’absence de partisans dans les gradins, Savard ne s’en fait pas outre mesure. Elle affirme même qu’une certaine ambiance se faisait ressentir dans le stade pendant l’épreuve de samedi.

« C’est une ambiance COVID, mais on l’a tellement vécue souvent dans la dernière année et demie qu’on est habitués à ce mode de vie. On vit quand même une ambiance d’encouragement, c’est assez chouette », a-t-elle conclu.

Savard participera aux demi-finales du 100 m papillon dès dimanche matin aux alentours de 10 h 40 (heure de Tokyo). Elle participera également aux épreuves du relais 4 x 200 m qui débutent le mercredi 28 juillet. D’autres relais pourraient également s’ajouter à son calendrier d’ici là.