En cette journée de l’ouverture des portes du Temple pour la cuvée 2022, ce sont surtout d’anciens joueurs des Canucks de Vancouver qui se sont distingués.

Mis à jour le 27 juin
Richard Labbé
Richard Labbé La Presse

Le gardien Roberto Luongo ainsi que les attaquants Daniel et Henrik Sedin ont tous été admis parmi les immortels du hockey lundi après-midi. Daniel Alfredsson, ancien capitaine des Sénateurs d’Ottawa, a aussi été ajouté à cette liste prestigieuse.

Luongo n’aura jamais pu mettre la main sur une bague de la Coupe Stanley en tant que joueur, mais il aura connu une carrière mémorable, entre autres pour ceci : ses 489 victoires le placent au quatrième rang des gardiens les plus victorieux de la LNH, derrière d’autres Québécois, soit Martin Brodeur, Patrick Roy et Marc-André Fleury.

« J’ai vraiment été sous le coup de l’émotion quand j’ai reçu l’appel pour confirmer ma sélection, a-t-il expliqué lundi après-midi lors d’une vidéoconférence. On ne s’attend jamais vraiment à ça, mais quand tu réponds et que c’est [le Temple de la renommée] au bout, c’est quelque chose d’excitant. »

Je n’ai pas gagné la Coupe Stanley, mais j’ai pu jouer au sommet de ma forme pendant plusieurs années, et c’est grâce à mon éthique de travail que j’ai pu jouer comme ça pendant plusieurs saisons.

Roberto Luongo

Luongo, choix de premier tour des Islanders de New York en 1997 (le quatrième au total), a surtout fait sa marque à Vancouver, menant les Canucks à une présence en grande finale en 2011, en compagnie des jumeaux Sedin, eux aussi intronisés lundi.

« J’ai aimé les affronter lors des entraînements avec les Canucks, a-t-il ajouté. Je devais leur faire face chaque jour et c’était très spécial ! Ils savaient toujours où l’autre était sur la glace, et tout le monde les aimait, ils ont été de bons coéquipiers… j’ai adoré tout le temps que j’ai pu passer avec eux à Vancouver. »

PHOTO DARRYL DYCK, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Daniel Sedin et Henrik Sedin

Du côté d’Ottawa, on présume que les sourires ont été assez nombreux en ce lundi, puisque Daniel Alfredsson, sans trop le savoir, faisait l’objet d’une campagne des partisans, qui espéraient le voir entrer un jour dans le grand cercle des immortels du hockey.

Comme Luongo ou les Sedin, Alfredsson n’a jamais pu boire dans la Coupe, mais sa carrière aura été suffisamment riche pour le mener à ce sacre.

En 1246 rencontres dans la LNH, il a amassé un total de 444 buts et 1157 points. Il a porté le maillot des Sénateurs pendant la vaste majorité de sa carrière amorcée en 1995, avant de la conclure avec les Red Wings de Detroit le temps d’une dernière saison, en 2013-2014.

« C’est une journée très spéciale, a expliqué le joueur suédois. L’appui que j’ai eu des gens d’Ottawa a été incroyable, ils ont toujours été derrière moi. C’est un honneur. Le Temple de la renommée, ce n’est pas quelque chose à quoi on pense quand on joue, mais avec la retraite maintenant pour moi, ça signifie beaucoup d’être ici en compagnie de si grands joueurs qui ont été admis auparavant. »

Henrik Sedin, choisi troisième au repêchage de 1999, a disputé 1330 matchs dans la LNH, amassant 240 buts et 1070 points. Son frère Daniel, repêché deuxième juste avant lui en 1999, a récolté 393 buts et 1041 points en 1306 rencontres, toutes dans le maillot des Canucks.

Deux autres membres ont également fait leur entrée au Temple : la joueuse finlandaise Riikka Sallinen, ainsi que Herb Carnegie, admis dans la catégorie des bâtisseurs. Sallinen a remporté la médaille de bronze aux Jeux olympiques deux fois, en 1998 et en 2018.

En ce qui concerne Carnegie, il n’a malheureusement jamais pu patiner dans la LNH, à une époque où les joueurs noirs devaient faire face à de très nombreux préjugés.

Ce centre, mort en 2012, a surtout joué au Québec, entre autres avec les As de la Ligue sénior du Québec. À sa meilleure saison chez les As, il avait obtenu 59 points en 59 matchs, en 1949-1950. Au cours des dernières années, c’est son petit-fils, Rane Carnegie, qui a mené une campagne visant à lui faire ouvrir les portes du Temple.