Jouera, jouera pas ? Il faudra encore patienter avant de savoir si Jonathan Drouin reviendra au jeu samedi soir, contre les Maple Leafs de Toronto.

Guillaume Lefrançois Guillaume Lefrançois
La Presse

L’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien a refusé de se prononcer sur la possibilité d’un retour du numéro 92, au terme de l’entraînement optionnel de samedi.

« On ne le sait pas encore. S’il est pour jouer ce soir, il faudra en discuter avec nos soigneurs. La décision revient à lui. On va attendre de voir. Il patine encore ce matin », a répondu Julien.

De façon générale, Julien est resté vague quant à sa formation, en raison de nombreux points d'interrogation. Il a toutefois assuré que le virus qui a frappé plusieurs joueurs ces derniers jours s'est estompé et que le pire était passé.

Vendredi, Julien avait réitéré que Drouin était guéri, ce qu’il avait dit une première fois il y a 10 jours. Samedi, dans la portion anglaise de son point de presse, il a indiqué que Drouin avait le feu vert « depuis un bout de temps ». Encore une fois, Julien a rappelé que la décision revient à Drouin.

« C’est de savoir ce qu’il peut faire avec son poignet, son niveau de confort. C’est pourquoi je dis que la décision appartient au joueur. »

Dans les signes qui pointent vers un retour au jeu, notons que Drouin n’a pas fait partie du groupuscule qui s’exerçait avec Charlie Lindgren à la toute fin de la séance, samedi. De façon générale, les joueurs qui demeurent sur la patinoire plus longtemps sont les blessés et ceux qui s’apprêtent à être laissés de côté.

Samedi, ces malchanceux étaient Ryan Poehling, Jordan Weal, Christian Folin et le blessé Paul Byron. Ce dernier en était d’ailleurs à un premier entraînement avec ses coéquipiers depuis la mi-décembre, quand on a cru une première fois à son retour.

Poehling à Laval

Après l'entraînement, le Canadien a annoncé le renvoi de Ryan Poehling à Laval. Ajoutez ça aux indices qui suggèrent un retour de Drouin, car afin de retirer son nom de la liste des blessés, l'équipe devait larguer un joueur.

Poehling est une recrue et a évidemment besoin de jouer. Julien s’en doute bien, et marchait visiblement sur des œufs quand il lui a été demandé (avant son renvoi) si Poehling pouvait bénéficier, comme Jesperi Kotkaniemi, d’un séjour avec le club-école.

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Ryan Poehling

« C’est sûr qu’il y a des jeunes qui bénéficient d’aller à Laval et d’avoir plus de temps de glace. Mais à cause de ce qui se passe présentement, on y va au jour le jour. »

À l’inverse, Jake Evans, rappelé mercredi, ressemblait à un joueur qui jouera samedi soir. Ce sera un match spécial pour ce jeune homme qui a grandi à Toronto.

« Des matchs Montréal-Toronto le samedi soir, j’en ai regardé plein quand j’étais petit. Je suis tellement enthousiaste de faire partie de cette rivalité », a mentionné le numéro 71.

La rentrée de Ouellet ?

Xavier Ouellet faisait partie des 14 participants à l’entraînement optionnel. Mais le défenseur a été parmi les premiers à rentrer au vestiaire. Tout indique qu’il prendra la place de Folin. Comme Julien n’a rien laissé savoir sur sa formation, il est impossible de confirmer s’il aura la chance de disputer son premier match de la saison avec le Tricolore.

« Je suis prêt. Ça fait longtemps que j’attends cette chance, a dit le capitaine du Rocket de Laval. J’ai fait tout ce que j’avais à faire dans la Ligue américaine. Je suis très content d’être ici en ce moment. »

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Xavier Ouellet

L’insertion de Ouellet surviendrait au bon moment, car la blessure à Shea Weber fait en sorte que c’est plutôt mince en termes de défenseurs capables d’aider l’avantage numérique. Au dernier match, jeudi, Ben Chiarot a joué plus de quatre minutes en avantage numérique. Or, Chiarot en a déjà beaucoup dans son assiette puisqu’il joue beaucoup en infériorité numérique. Et l’attaque à cinq n’a jamais été sa spécialité ; en 359 matchs dans la LNH, il n’y a joué que 24 minutes (dont les 4 minutes susmentionnées).

Or, Ouellet compte 24 points en 39 matchs à Laval cette saison. Les deux tiers de ses points ont été amassés en supériorité numérique.

« Je n’ai pas de contrôle là-dessus, mais j’ai prouvé ce que je peux faire, a-t-il dit. Je l’ai fait dans la dernière année à Laval et j’ai eu du succès. Donc je sais que je suis capable. »

À son dernier match avant son rappel, Ouellet a en outre amassé quatre points : trois passes en avantage numérique en plus du but gagnant en prolongation.

« Tout le monde me parle des quatre points, mais tout ce que je fais, c’est de la donner à [Charles] Hudon et il s’occupe du reste ! Le gros but en prolongation, ça fait du bien. Mais en dehors des points, je me sens bien, je suis content de ce que j’ai amélioré dans la dernière année. »