Jeff Petry pourrait bien avoir un nouveau partenaire de jeu à la ligne bleue du Canadien la saison prochaine : Joel Edmundson.

Richard Labbé Richard Labbé
La Presse

Edmundson, récemment acquis par le Canadien puis embauché à l’aide d’un nouveau contrat de quatre saisons plus tôt cette semaine, s’est fait dire par la direction du club que le plan de départ serait de le faire jouer à la gauche de Petry pour 2020-21.

« Je n’ai pas encore parlé avec Claude Julien, mais j’ai eu une brève conversation avec Marc Bergevin, et je pense que le plan serait que je joue avec Jeff Petry, a-t-il confirmé jeudi midi en conférence téléphonique. Au cours des dernières séries, j’ai joué de mon côté opposé, mais je suis gaucher et plus confortable du côté gauche, même si je suis en mesure de jouer à gauche ou à droite. »

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Jeff Petry

Le Canadien a embauché le défenseur de 27 ans plus tôt cette semaine, à l’aide d’un nouveau contrat et d’un salaire annuel de 3,5 millions de dollars. Ainsi, et après son acquisition des Hurricanes de la Caroline en retour d’un choix de cinquième ronde au prochain repêchage, Edmundson a choisi de tenter l’aventure en bleu, blanc et rouge, lui qui aurait pu tenter sa chance sur le marché de l’autonomie à partir du 9 octobre.

Parenté francophone, fans du CH

Mais ce n’est pas ce qu’il voulait. En premier, parce qu’il ne semblait pas très chaud à l’idée d’attendre que le téléphone sonne, encore moins en temps de pandémie où rien n’est certain, et aussi, ensuite, pour des raisons un peu sentimentales ; la famille de son père, originaire du Manitoba, a des racines francophones, avec une grand-maman paternelle qui est une Chartier. De ce côté de la famille, à ce qu’il paraît, tous sont fans du CH.

Edmundson lui-même estime que son français, négligé au cours des dernières années, va lui revenir tôt ou tard.

« J’ai été à l’école en immersion française pendant neuf ans… Je n’ai pas parlé français depuis un bout, je suis rouillé, mais j’imagine que ça reviendra. Je téléphonerai à ma grand-mère… »

Enfin, Joel Edmundson estime que le Canadien est en train de bâtir quelque chose, et il voulait en faire partie. En fait, quand il regarde le côté défensif de la formation montréalaise, il y retrouve un peu des mêmes éléments qui ont contribué à faire des Blues de St. Louis l’équipe championne de la saison 2018-19.

Du lourd à la ligne bleue

Il voit en Shea Weber, Ben Chiarot ou Jeff Petry des défenseurs solides, gros, qui sont capables de faire circuler la rondelle et de provoquer des occasions en attaque. Exactement comme ce qu’il a vécu de l’intérieur chez les Blues de St. Louis.

« Avec les Blues, on avait de gros défenseurs qui étaient aussi capables de patiner, a-t-il ajouté. Notre objectif premier était d’avoir l’adversaire à l’usure. Avec notre jeu physique, et aussi celui des attaquants, nous avons souvent atteint ce but lors de cette saison-là, quand nous avons gagné la coupe Stanley. »

Pour un peu toutes ces raisons, le choix de sa prochaine destination, après quatre saisons à St. Louis et la dernière en Caroline, n’a pas été si compliqué.

« Je pense qu’on va avoir le même type de défense qu’on avait à St. Louis avec le Canadien », a-t-il ajouté avec optimisme.