(Montréal) Annoncée tôt lors du deuxième jour du repêchage de la LNH à Vancouver, le 22 juin dernier, la transaction qui a envoyé P. K. Subban des Predators de Nashville aux Devils du New Jersey avait créé une onde de choc.

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse canadienne

Plusieurs observateurs avaient été surpris de l’échange, particulièrement des pièces obtenues par les Predators en retour du défenseur extravagant. De son côté, Subban soutient avoir vu venir la transaction.

« De nos jours, vous pouvez regarder la formation d’une équipe et pratiquement prédire les manœuvres qui vont survenir, a noté Subban, samedi, quelques heures avant d’affronter le Canadien au Centre Bell. Les Predators étaient coincés sous le plafond salarial. Il y avait des jeunes joueurs qui allaient demander plus d’argent. C’est l’explication qu’on m’a fournie et je la crois sincèrement. »

Subban avait été obtenu à peine trois ans plus tôt du Canadien en retour du capitaine Shea Weber, dans l’espoir d’être la pièce manquante au casse-tête des Predators. Si la formation du Tennessee a atteint la finale de la Coupe Stanley lors de la première campagne de Subban avec l’équipe, les deux saisons suivantes ont été plus décevantes.

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P.K. Subban a porté l'uniforme des Predators pendant trois saisons.

Souhaitant dégager de l’espace sous le plafond salarial dans l’espoir de pouvoir attirer l’attaquant Matt Duchene, qui allait devenir joueur autonome sans compensation quelques jours plus tard, le directeur général des Predators, David Poile, a sacrifié Subban en juin. En retour, il a obtenu les défenseurs Steven Santini et Jeremy Davies, ainsi que deux choix de deuxièmes tours.

« Je veux avoir l’occasion de gagner la Coupe Stanley, peu importe où je joue. Je veux jouer avec une équipe qui veut mes services », a dit Subban, avant de préciser qu’il ne croit pas qu’il n’était plus désiré par les Predators.

« Je suis content d’être avec les Devils. Je crois que je cadre bien au sein de l’équipe et avec la manière dont nous jouons », a-t-il ajouté.

Les Devils ont été actifs au cours de l’été. En plus de Subban, ils ont aussi acquis les services des attaquants Wayne Simmonds et Nikita Gusev. Ils ont également pu sélectionner l’attaquant Jack Hughes au premier rang du repêchage.

Des attentes un peu plus élevées ont vite été placées chez les Devils, mais l’équipe a connu un faux départ cet automne. Elle n’avait que six victoires au compteur en 18 sorties, avant d’affronter le Canadien samedi soir.

« Nous devons trouver des moyens de gagner des matchs, a insisté Subban. Quand la saison commence, vous ne pouvez pas prédire ce qui va se produire. Certaines équipes connaissent de bons départs, d’autres non. Mais la saison dure 82 matchs. Même si plusieurs pensent le contraire, je crois encore que nous allons participer aux séries. Quand nous faisons preuve de constance dans les matchs, nous sommes difficiles à battre. »

À la découverte du New Jersey

D’un côté plus personnel, Subban était toujours aussi heureux de pouvoir venir faire un tour à Montréal.

Même si les Devils sont arrivés dans la nuit de vendredi à samedi après avoir battu les Penguins de Pittsburgh au New Jersey, Subban s’est rendu à l’hôpital de Montréal pour enfants samedi matin pour rendre visite à une jeune patiente.

Subban a admis s’ennuyer de ses amis montréalais, mais il dit être heureux de découvrir le New Jersey avec sa fiancée, l’ancienne championne de ski alpin Lindsey Vonn.

« C’est vraiment bien. Lindsey et moi adorons la région, a dit Subban. C’est une belle surprise, parce que nous ne connaissions pas grand-chose du New Jersey. C’est proche de New York et nous ne nous attendions pas à voir autant d’espaces verts. Nous voyons des cerfs dans notre cour chaque matin.

« C’est un bel endroit pour vivre et pour bâtir une famille », a-t-il conclu.