Jaroslav Halak a dû trouver, mardi, qu'il n'avait pas souvent eu une soirée aussi facile au Centre Bell!

Mis à jour le 11 janv. 2012
Marc Antoine Godin LA PRESSE

L'ex-gardien du Canadien n'a eu qu'à repousser 19 lancers de son ancienne équipe - le plus bas total du CH cette année - pour récolter son deuxième blanchissage de la saison. Pendant ce temps, ses coéquipiers des Blues de St. Louis déjouaient Carey Price et voguaient vers un gain de 3-0.

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Le Slovaque, qui est invaincu en temps réglementaire à ses 10 dernières décisions (7-0-3), a salué la foule deux fois plutôt qu'une en fin de rencontre. Le capitaine David Backes l'a renvoyé sur la glace pour une première ovation, qu'une autre a suivie quelques instants plus tard à l'annonce de sa première étoile.

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«Je n'oublierai jamais ce moment, il restera avec moi à tout jamais, a confié Halak. Je ne savais pas à quoi m'attendre de la réaction des amateurs et je les remercie de leur soutien.»

Mais en matière de soutien, ce sont les Blues qui n'ont pas eu leur pareil. Pratiquant un style compact et combatif, ils ont provoqué 21 revirements chez le Canadien en plus d'être d'une discipline inouïe dans leur territoire.

«Ces revirements ont beaucoup à voir avec ce que les Blues ont fait et non pas nous, a soutenu Randy Cunneyworth. Ils nous ont ôté temps et espace et ont exercé une bonne pression en échec-avant.

«De notre côté, nous leur avons cédé du terrain à des moments mal avisés et ça nous a coûté cher.»

Cammalleri hué, Gionta blessé

C'était limpide, au terme du match: les Blues voulaient gagner pour Halak.

«Il a un lien avec les gens de Montréal et on n'avait qu'à voir sa photo à la une des journaux, ce matin, pour le constater, a expliqué le capitaine David Backes. Il y avait de la pression sur lui et l'arrêt qu'il a fait sur l'échappée de Tomas Plekanec pendant notre avantage numérique a donné le ton.»

Soyons honnêtes, c'est l'une des deux seules occasions où Halak a eu à se signaler. L'autre s'est produite devant Mathieu Darche en troisième, lorsque son équipe avait encore l'avantage d'un homme.

C'est Backes lui-même qui a pris les choses en main en marquant un but en plus d'en préparer un autre. Il s'est servi de Hal Gill comme écran pour battre Price en deuxième, mais une mauvaise communication du Tricolore en défense l'avait laissé à découvert. C'est ainsi, en tout cas, que Cunneyworth a expliqué l'erreur de Michael Cammalleri. Il faut dire que ce dernier a encore moins bien paru sur le premier but des Blues.

Pour la première fois depuis son arrivée à Montréal, le héros d'antan a été la cible de huées, mardi.

Sauvé par la cinquième défaite consécutive des Penguins de Pittsburgh, le Canadien est demeuré à sept points du huitième rang dans l'Est.

S'il n'a pas perdu de terrain, il a en revanche perdu son capitaine. Brian Gionta, qui était revenu au jeu samedi après avoir raté 11 matchs en raison d'une blessure à l'aine, a quitté le match en troisième, blessé au haut du corps.

«Il a tenté une présence après s'être blessé, mais il a dû retraiter au vestiaire», a précisé Cunneyworth, qui ignore pour l'instant la gravité de sa blessure.