Les Capitals de Washington ont sorti l'artillerie lourde pour amorcer la série face au Canadien, jeudi. Sauf qu'ils se sont butés à Jaroslav Halak.

Marc Antoine Godin LA PRESSE

«Nous ne savions pas à quoi nous attendre de lui, a confié le défenseur Mike Green. Nous n'avions pas joué contre lui cette saison et nous ne connaissions pas ses tendances.

«On ne s'attendait pas à ce qu'il joue aussi bien.»

Bien que le Tricolore eut pris les devants dans la série grâce à la prolongation, c'est de la première période dont il était question à l'entraînement des Capitals.

Halak a repoussé 18 de leurs 19 lancers lors de ce premier tiers. Selon l'entraîneur des Capitals, ses hommes ont raté trop de chances de mettre le match hors de portée à ce moment-là.

«Ce n'est pas tant que l'on s'est frustré de voir que ça ne fonctionnait pas. C'est plutôt qu'il est très difficile de maintenir un tel rythme pendant tout un match», a dit Bruce Boudreau dans une explication fort éclairante.

«Nous les avons dominés 10-1 au chapitre des chances de marquer en première période, mais elle s'est terminée avec une égalité de 1-1.

«Le cas classique dans une situation comme celle-là, c'est que l'entraîneur adverse varlope ses joueurs entre la première et la deuxième, et ils reviennent plus fort au deuxième tiers.

«Si nous avions pris une avance de 3-1, on aurait pu mieux gérer leur poussée en deuxième période en sachant qu'à leur tour, ils auraient de la misère à maintenir la cadence en troisième. En ne le faisant pas, on s'est placé dans une situation qui risquait de se retourner contre nous.»

Rien changer, juste exécuter

Il y a beaucoup d'attentes à l'égard des Capitals, ce printemps, et ce premier revers a créé chez eux un peu de frustration, a avoué Éric Bélanger.

«La pression était sur nous en partant et le fait d'avoir perdu ce premier match à domicile fait en sorte que l'on ne veut pas échapper celui de demain, a indiqué le centre québécois.

«Mais il n'y a pas de panique. On sait ce qu'on a à faire.»

Par exemple?

«Il faut éviter que Scott Gomez et Michael Cammalleri gardent possession de la rondelle car ils sont dangereux», a noté Mike Green.

«Le Canadien a de petits attaquants rapides et chaque fois que l'on peut utiliser notre physique contre eux, ce sera bénéfique, a enchaîné le gros David Steckel.

«Et en échec-avant, on doit frapper leurs défenseurs pour les décourager d'aller à la poursuite de la rondelle, a poursuivi Steckel. On doit les fatiguer pour les moments où nos deux premiers trios seront sur la glace.»

Encore Green: «Sur le but de Joe Corvo, nous avions deux joueurs devant Halak et il ne pouvait rien voir. Il faut faire cela davantage.»

Beaucoup d'ingrédients dans la recette, donc.

Mais surtout, que les cuistots ne perdent pas patience aux fourneaux!

«Ce n'est qu'un match et l'on ne gagne pas une série en un seul match, a dit Laich. Il s'agit de continuer à tirer et d'avoir confiance en nos francs-tireurs.

«Nous sommes l'équipe qui a marqué le plus de buts dans la LNH. Ce n'est pas parce que nous en avons marqué seulement deux hier que l'on doit penser tout à coup à changer des choses.»