Jim Balsillie n'est pas le seul acheteur potentiel intéressé à acquérir les Coyotes de Phoenix. Un groupe mené par John Breslow, l'un des propriétaires minoritaires des Coyotes, s'est en effet montré intéressé à acheter l'équipe, selon ce qu'a confirmé à quelques médias son avocat, Scott Cohen.

Chris Johnston LA PRESSE CANADIENNE

Cohen a refusé à deux reprises de commenter cette nouvelle lorsque joint par La Presse Canadienne, mercredi.

Le groupe mené par Breslow serait intéressé à ce que l'équipe demeure à Glendale, son domicile actuel. L'homme d'affaires détient deux pour cent des Coyotes.

La possibilité que ce dernier puisse déposer une offre pouvant rivaliser avec celle de M. Balsillie, un milliardaire canadien, dépendra vraisemblablement de la décision qui sera rendue le 22 juin par le juge Redfield T. Baum, qui pilote le dossier en faillite des Coyotes. Le magistrat a en effet prévu une audience ce jour-là, au cours de laquelle la Ligue nationale de hockey et le propriétaire majoritaire de la formation, Jerry Moyes, pourront présenter leurs arguments au sujet de la relocalisation de l'équipe dans le cadre d'une éventuelle vente.

Une fois la décision rendue, un calendrier sera défini qui permettra aux parties intéressées de déposer leur offre d'achat officielle.

À la suite de l'audition de la requête en faillite, mardi, Balsillie a annoncé qu'il avait l'intention de déposer officiellement son offre d'achat des Coyotes au montant de 212,5 millions $ US auprès de la LNH, accompagnée d'une requête visant le transfert du club à Hamilton.

Richard Rodier, le représentant de Balsillie dans ses négociations pour mettre la main sur un club de la LNH, a expliqué, mardi, pourquoi l'offre du milliardaire n'avait pas encore été remise à la Ligue nationale.

«Je ne crois pas que quiconque étant au fait de la manière dont la LNH aurait géré l'affaire puisse penser que la ligue l'aurait acceptée ou s'en serait occupé, a soutenu Roder. Mais maintenant que le juge s'est expliqué, je crois que notre demande va être étudiée.»

Bien que le 22 juin constitue une date clé, les deux parties devront auparavant rapporter les progrès réalisés lors d'une autre audience, prévue le 27 mai.

Le juge Baum avait décidé, mardi, d'envoyer la LNH et Moyes en médiation afin de déterminer qui avait le contrôle de la concession. Cela semblait important à l'origine mais plus maintenant, la ligue ayant indiqué que les Coyotes demeureraient en faillite même s'il est décidé qu'elle en a pris le contrôle - après que Moyes eut obtenu une avance de fonds de la LNH en novembre dernier.

Le juge Baum a clairement indiqué qu'une décision devait être prise au sujet de la relocalisation des Coyotes avant que l'équipe puisse être mise en vente. Selon lui, c'est la seule manière d'assurer que la meilleure offre soit présentée - et d'être certain que tous les investisseurs potentiels sachent dans quoi ils s'embarquent.

Si le magistrat juge bon de permettre à l'acheteur éventuel de déménager l'équipe, plusieurs offres, outre celles de Balsillie, Breslow et Jerry Reinsdorf, pourraient être déposées.

Entre-temps, l'avenir des Coyotes demeure en suspens.