Les liens qui unissent des joueurs du Canadien de Montréal à un membre présumé du crime organisé ne compromettent pas les nombreuses activités philanthropiques du Tricolore. Les organismes de charité joints hier ont promis de poursuivre leur collaboration avec le club de hockey malgré les révélations de La Presse.

Mis à jour le 21 févr. 2009
Martin Croteau LA PRESSE

C'est donc dire qu'Andrei Kostitsyn, son frère Serguei (renvoyé au club-école de Hamilton) et Roman Hamrlik seront toujours les bienvenus aux activités charitables de leur équipe. Ces joueurs se retrouvent sous le feu des projecteurs pour avoir frayé avec Pasquale Mangiola, un homme de 38 ans qui a été arrêté la semaine dernière dans une descente policière contre des groupes criminels.

 

Chaque année, le Club des petits-déjeuners du Québec organise une journée au cours de laquelle 120 enfants choisis au hasard passent quelques heures avec la troupe de Guy Carbonneau. Et malgré la tourmente qui secoue la formation depuis hier, la journée se déroulera comme prévu dans quelques semaines, a assuré la porte-parole de l'organisme, Marie-Claude Bienvenue.

«Nous, c'est l'intérêt des enfants d'abord, a-t-elle indiqué. On veut que les enfants s'amusent, et c'est la même chose du côté du Canadien. Pour le moment, absolument rien n'est remis en cause.»

Même son de cloche à la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine, qui organise chaque année une visite des joueurs du Canadien au chevet des enfants malades. Pas plus tard que le mois dernier, l'attaquant Alex Kovalev, le défenseur Mike Komisarek et plusieurs joueurs du match des Étoiles ont participé au dévoilement d'une nouvelle salle de jeu dans l'établissement, aménagée grâce à un don de 200 000$.

La collaboration entre l'hôpital et le club de hockey devrait donc continuer. D'autant plus que le président du CH, Pierre Boivin, est aussi le président de la Fondation.

«Les joueurs du Canadien de Montréal ont toujours été d'une extrême générosité envers nous, a expliqué la porte-parole de l'organisme, Diane Fabi. Ça fait 42 ans qu'ils viennent visiter les enfants à l'hôpital.»