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Kovalev: «Je ne suis pas blessé et je ne boude pas»

Alex Kovalev n'a pas marqué à ses 13... (Photo: André Pichette, La Presse)

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Alex Kovalev n'a pas marqué à ses 13 derniers matchs.

Photo: André Pichette, La Presse

La Presse

(François Gagnon) Bonne nouvelle pour le Canadien et ses partisans: Alex Kovalev reconnaît ne pas jouer pas à la hauteur de son talent depuis le début de la saison. Remarquez qu'il pourrait difficilement prétendre le contraire avec une série noire de 13 matchs sans le moindre but.

Meilleure nouvelle encore, il assure qu'il va bientôt s'en sortir.

«Ne vous en faites pas trop, je me suis déjà rendu à 19 matchs sans marquer et j'ai explosé avec un tour du chapeau au 20e match. C'était contre mon ancienne équipe, les Penguins de Pittsburgh. Je traverse une période frustrante, mais quand les buts viendront, ils viendront en série», a déclaré Kovalev avec un sourire agacé.

Qu'est-ce qui ne va pas avec Kovalev?

Rien de grave, assure l'Artiste.

Après avoir déballé une série de motifs expliquant ses déboires offensifs, Kovi a fait la moue lorsque La Presse lui a demandé s'il cachait une blessure.

Il s'est ensuite braqué en croisant les bras lorsqu'on lui a demandé s'il filait un mauvais coton parce que le Canadien a refusé de lui offrir un nouveau contrat avant la saison; parce qu'il ne jouait pas assez souvent à son goût avec Robert Lang; parce qu'il n'était pas toujours la pierre angulaire de l'attaque massive.

Retour aux sources avec Lang

«Je ne suis pas blessé, je ne boude pas et je ne suis pas en quête d'un nouveau contrat», a aussitôt tranché l'attaquant le plus talentueux du Canadien.

«Je ne sais pas qui vous a dit que j'étais frustré de ne pas avoir obtenu un nouveau contrat, mais c'est faux. Je n'ai jamais frappé à la porte de mes équipes pour obtenir un nouveau contrat. J'ai toujours attendu qu'elles viennent à moi. Je n'ai donc pas contacté le Canadien l'été dernier. Est-ce que je veux un nouveau contrat, c'est sûr. Mais j'en ai un présentement et je penserai au prochain lorsque le temps sera venu», a assuré Kovalev.

Quant à son désir de jouer avec Robert Lang, Kovalev ne le cache pas le moins du monde. Mais il repousse toute spéculation selon laquelle il boude parce que Guy Carbonneau refuse de leur donner l'occasion d'évoluer régulièrement ensemble comme ils le faisaient à Pittsburgh, alors que Martin Straka complétait leur trio.

«Je ne suis pas du genre à me rendre au bureau du coach pour suggérer des trios, a ajouté Kovalev. Il prend les décisions et je dois me soumettre. C'est lui, le boss. Mais c'est évident que j'aimerais jouer avec Robert. Nous nous connaissons, nous savons comment nous trouver, comment évoluer ensemble. C'est plus facile que d'avoir toujours à s'ajuster à de nouveaux compagnons de jeu.»

Guy Carbonneau n'a pas fermé la porte à une association à long terme des deux vétérans. «J'ai aimé ce que j'ai vu samedi. Mon but est de trouver les meilleures combinaisons possibles. Est-ce que l'effort est là? Dans le cas de Kovi, oui, il y est. Et je suis certain qu'il ne fait pas exprès pour ne pas marquer. Mais en même temps, c'est inquiétant. J'aimerais ça garder les trios intacts comme ça se faisait il y a 15 ou 20 ans. Peut-être que les coachs étaient plus patients dans ce temps-là. Mais je dois trouver des solutions le plus vite possible.»

Kovalev fait son mea-culpa

S'il a plusieurs fois critiqué le manque de cohésion et d'effort déployé par l'équipe cette saison, Kovalev a mis le doigt sur ses lacunes personnelles, hier.

Une première cette saison.

«L'an dernier, tout ce que je faisais fonctionnait. Cette année, je prends de mauvaises décisions ou j'effectue de mauvaises exécutions. Lorsque j'ai une belle occasion de tirer, je garde la rondelle. Inversement, il m'est souvent arrivé de tirer et de voir les rondelles frapper des défenseurs ou être facilement arrêtées par les gardiens parce que ce n'était pas le bon jeu à faire. Je travaille sur ces points. J'y mets les efforts. Et j'espère retrouver ma touche le plus vite possible.»

La renaissance de l'attaque massive aiderait Kovalev et le Canadien à renouer avec les victoires.

«Si on était dans le top 10 en attaque massive cette année - le Canadien est 24e avec une efficacité de 14,4 % - on aurait quatre ou cinq victoires de plus», assurait d'ailleurs Carbonneau, hier.

Contre des Thrashers qui sont au dernier rang dans la LNH en infériorité numérique, l'occasion sera belle, ce soir, pour relancer à la fois Kovalev et l'attaque massive.

 




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