La direction des sports de l’Université de Montréal devrait confirmer ce mardi la nomination de Marco Iadeluca à la tête du programme de football des Carabins.

Michel Marois Michel Marois
La Presse

Une conférence de presse est prévue mardi midi pour « présenter celui qui deviendra le quatrième entraîneur-chef de football des Bleus depuis leur retour en 2002 ».

Iadeluca succédera à Danny Maciocia, qui a récemment été nommé directeur général des Alouettes, après avoir été en poste à l’UdeM depuis novembre 2010. Marc Santerre (2006-2010) et Jacques Dussault (2002-2005) ont aussi dirigé les Carabins.

Il s’agit d’un retour au bercail pour Iadeluca, qui avait dirigé avec beaucoup de succès l’attaque de l’équipe de 2011 à 2017, en plus d’être entraîneur-chef adjoint et responsable de l’encadrement scolaire. Depuis 2018, il occupait un poste au service des sports du collège André-Grasset, où son frère aîné Tony est entraîneur-chef de l’équipe de football.

Iadeluca a été quart-arrière des Cougars de Saint-Léonard au début des années 90, et il a joué sous les ordres de Maciocia. Les deux hommes se sont ensuite régulièrement côtoyés sur les terrains de football, et c’est tout naturellement qu’Iadeluca s’est joint aux Carabins en 2011, après avoir remporté la Coupe Vanier en 2010 à la tête de l’attaque du Rouge et Or de l’Université Laval.

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Marco Iadeluca était un choix logique pour aider les Carabins à conserver leur place parmi l’élite du football universitaire.

Réputé pour son « génie » de l’attaque, Iadeluca a dirigé celle des Carabins lors de la conquête de la Coupe Vanier en 2014, et c’est lui qui a formé le quart Gabriel Cousineau, celui qui l’a remplacé au poste de coordonnateur en 2018.

Moins flamboyant que son prédécesseur, Iadeluca n’a jamais travaillé au niveau professionnel, si ce n’est à titre d’entraîneur invité lors des camps de préparation des Alouettes ou des Eskimos d’Edmonton. Sa réputation et sa crédibilité sont toutefois bien établies dans les rangs civils et scolaires.

Très impliqué depuis de nombreuses années auprès de Football Québec, il était entraîneur-chef d’Équipe Québec depuis 2016 et a mené l’équipe à plusieurs titres. Ses différentes fonctions lui ont permis de travailler au cours des années avec la plupart des meilleurs joueurs des rangs juvéniles ou collégiaux.

Un retard à rattraper

Alors que le départ impromptu de Maciocia, le 13 janvier, avait sérieusement perturbé le processus de recrutement de l’équipe, l’arrivée d’un entraîneur-chef de la trempe d’Iadeluca va aider à rattraper le temps perdu.

Depuis plusieurs semaines, les autres équipes du circuit universitaire québécois multiplient les annonces soulignant l’arrivée prochaine de joueurs issus des rangs collégiaux. Les deux autres équipes montréalaises, McGill et Concordia, ont été particulièrement actives, alors que les Carabins ont pris beaucoup de retard.

Iadeluca devra aussi embaucher quelques adjoints, en défense en particulier, où Maciocia lui-même en menait large.

Si l’ancien secondeur étoile Byron Archambault est appelé à jouer un rôle important, il est sans doute encore trop inexpérimenté pour occuper le poste de coordonnateur à la défense.

Iadeluca va aussi devoir définir une nouvelle identité pour les Carabins. Depuis son arrivée en novembre 2010, Maciocia a toujours insisté sur la notion de « famille », et ses équipes ont toujours démontré beaucoup de cohésion et de solidarité. Son successeur va pouvoir jouer dans le même registre.

Comme Maciocia, Iadeluca est le père de trois jeunes filles, et sa famille a toujours été au cœur de ses priorités. Orphelin depuis l’âge de 8 ans après la disparition tragique de ses parents dans l’incendie d’un hôtel à Las Vegas, Iadeluca est évidemment très proche de son frère Tony et de toute sa famille élargie. Son cousin Adamo est d’ailleurs aussi entraîneur de football.

Diplômé en administration de l’UQAM, Iadeluca était à 47 ans un choix logique pour aider les Carabins à conserver leur place parmi l’élite du football universitaire canadien. Il devra toutefois vite s’installer, les équipes ayant l’habitude de tenir un camp hivernal pendant la semaine de relâche des cours.