(MIAMI) Patrick Mahomes, Jimmy Garoppolo, Richard Sherman, Andy Reid et Laurent Duvernay-Tardif font partie de ceux dont on parle le plus en ce début de semaine du Super Bowl à Miami. On peut ajouter le nom de Katie Sowers à ce groupe.

Miguel Bujold Miguel Bujold
La Presse

Sowers est une pionnière. La première femme entraîneur à participer au Super Bowl, de même que le premier entraîneur ouvertement homosexuel à y prendre part.

Membre des 49ers de San Francisco depuis 2017, Sowers est une adjointe en attaque et travaille principalement avec les receveurs de l’équipe. C’est grâce au programme de la diversité Bill Walsh qu’elle a obtenu l’opportunité de faire ses preuves au départ.

PHOTO JEFF CHIU, AP

Katie Sowers

« Je suis heureuse d’être considérée comme une pionnière et je sais que plusieurs jeunes filles suivent mon parcours. Leurs objectifs sont peut-être un peu plus atteignables à leurs yeux à présent », a estimé la femme de 33 ans.

Le football a toujours été la grande passion de Sowers, qui a commencé à pratiquer ce sport dès l’enfance et qui a notamment fait partie de la Women’s World Alliance.

« Je me souviens qu’il fallait faire une présentation sur notre héros à l’école primaire. Toutes les filles avaient des héros féminins alors que le mien était Deion Sanders (un ancien demi de coin). Je portais toujours son chandail. Le football me passionnait plus que tout, c’est ce que j’aimais le plus et c’est ce qui m’a amené ici (au Super Bowl). »

« C’est un rêve qui se réalise pour moi. Un moment dont je me souviendrai pour le reste de ma vie. »

Originaire de Hesston dans l’état du Kansas, Sowers affrontera l’équipe de son coin de pays en finale. « Si j’avais eu à écrire le scénario idéal avant le début de la saison, le Super Bowl aurait opposé les Niners aux Chiefs. »

Respectée de ses joueurs

George Kittle est l’un des meilleurs ailiers rapprochés de la NFL. Très bon receveur, il est également un bloqueur de plus en plus craint de l’adversaire. Bref, un dur sur les terrains. Hors des terrains, il suit avec enthousiasme l’air du temps.

PHOTO KIRBY LEE, USA TODAY SPORTS

George Kittle

« On respecte Katie autant que n’importe quel autre entraîneur de notre équipe. Elle est une entraîneuse incroyable et a pleinement mérité son poste. C’est une histoire très inspirante, pour elle et pour toutes les jeunes filles », a dit Kittle, mardi.

« C’est très agréable de pouvoir la côtoyer. Lorsque j’arrive au travail le matin, elle est toujours déjà arrivée. Elle est extrêmement travaillante. »

« Dès le départ, j’ai senti que mes joueurs me percevaient comme leur entraîneuse et non pas comme une femme entraîneur. Je suis la première entraîneuse à participer au Super Bowl, mais j’espère surtout que je ne serai pas la dernière. »