Les occasions d’en gagner une commencent à se faire rares pour les Jets de New York, qui n’ont toujours pas savouré la victoire en 2020. Après 10 défaites de suite, les Jets tenteront de vaincre les Dolphins de Miami, dimanche, au MetLife Stadium, au New Jersey.

Miguel Bujold Miguel Bujold
La Presse

C’est Sam Darnold qui sera derrière le centre, de retour au jeu après avoir raté les deux derniers matchs en raison d’une blessure à l’épaule droite qui l’a ennuyé pendant une bonne partie de la saison. Mais ce n’est peut-être pas une si bonne nouvelle pour les Jets.

L’équipe d’Adam Gase a peut-être joué ses meilleurs matchs de la saison au cours des deux dernières semaines. Les Jets ont perdu sur le dernier jeu du match lors de leur défaite de 30-27 contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, puis ont fait preuve d’un peu de fierté en revenant dans le match après avoir tiré de l’arrière 24-6 face aux Chargers de Los Angeles, qui l’ont finalement emporté, 34-28. Deux belles victoires morales…

Choisi au troisième rang du repêchage de 2018, Darnold est encore jeune à 23 ans. Il n’est donc pas impossible qu’il puisse un jour devenir un bon quart-arrière dans la NFL. Ce que l’on peut toutefois dire avec certitude, c’est qu’il n’est pas le genre de quart capable de porter une équipe sur ses épaules. Il devra être bien entouré pour gagner avec constance dans la NFL, ce qui n’est pas le cas du tout chez les Jets.

À vrai dire, Darnold n’a jamais été bien entouré en trois ans. Il n’est donc pas étonnant que ses statistiques en carrière soient très modestes : 39 passes de touchés, 34 interceptions, moyenne de 216 verges par match et coefficient d’efficacité de 78,3. Des chiffres dignes d’un bon réserviste.

Le seul bon côté à une fiche de 0-10 pour les Jets, c’est qu’ils s’approchent du tout premier choix du prochain repêchage. Et à moins qu’il choisisse de disputer une dernière saison avec les Tigers de l’Université Clemson, option qu’il n’a toujours pas écartée, Trevor Lawrence sera presque assurément le premier espoir sélectionné en avril prochain.

PHOTO DAVID J. PHILLIP, ARCHIVES ASSPCIATED PRESS

Trevor Lawrence

Lawrence a brillé dans la NCAA comme peu d’autres quarts l’ont fait dans l’histoire du football universitaire américain. À sa toute première saison, il a mené les Tigers à un championnat national. C’était en janvier 2019. Il a mené Clemson au match de championnat pour la deuxième année de suite avant d’y subir sa toute première défaite dans la NCAA aux mains de Joe Burrow et des Tigers de LSU.

Lawrence est le genre de joueur que les Jets ne pourraient absolument pas se permettre de laisser passer s’ils avaient effectivement le premier choix de l’encan dans quelques mois. Talentueux et charismatique, il semble voué à une grande carrière et les probabilités sont grandes qu’il deviendra une étoile dans la NFL. Il ne serait pas affecté du tout par la pression de jouer à New York.

Triste fin pour Gore

La « course » pour obtenir le premier choix du repêchage se fera vraisemblablement entre les Jets et les Jaguars de Jacksonville, qui ont quant à eux une fiche de 1-9. Toutes les autres équipes de la NFL ont au moins trois victoires, sauf les Bengals de Cincinnati, qui ont actuellement un dossier de 2-7-1.

Mais tant et aussi longtemps que les Jets ne gagneront pas, ils pourront espérer mettre la main sur Lawrence. Après la visite des Dolphins, dimanche, les Jets affronteront les Raiders de Las Vegas, les Seahawks de Seattle, les Rams de Los Angeles, les Browns de Cleveland et les Patriots. Ils devraient donc être largement négligés dans chacun de leurs six derniers matchs.

Il y a de fortes chances que les Jets deviendront la troisième équipe après les Lions de Detroit en 2008 et les Browns en 2017 à terminer une saison avec une fiche de 0-16. Et pour le vétéran Frank Gore, ce serait inacceptable.

« Je ne veux pas avoir une fiche de 0-16 si c’est ma dernière saison. Je ne peux pas finir ma carrière comme ça », a commenté Gore en début de semaine, lui qui occupe le troisième rang de l’histoire de la NFL, avec 15 794 verges au sol.

Gore est un exemple de constance et d’endurance, n’ayant raté que 14 matchs en 16 saisons, ce qui exceptionnel pour un porteur de ballon. Mais que Gore soit le meneur pour les verges au sol d’une équipe avec une récolte de 447 à ce stade de sa carrière, alors qu’il est âgé de 37 ans, en dit beaucoup sur la mauvaise gestion des Jets.

Si cette organisation a effectivement la chance de repêcher un talent comme Lawrence, le moment serait bien choisi de procéder à une énième réinitialisation en changeant entre autres d’entraîneur-chef. De toute façon, on voit très mal comment Gase pourrait conserver son poste après une saison aussi horrible.

Les prédictions de Miguel Bujold

Las Vegas c. Atlanta : Las Vegas

Chargers de L.A. c. Buffalo : Buffalo

Giants de N.Y. c. Cincinnati : Giants de N.Y.

Tennessee c. Indianapolis : Tennessee

Caroline c. Minnesota : Minnesota

Arizona c. Nouvelle-Angleterre : Arizona

Miami c. Jets de N-Y : Miami

Cleveland c. Jacksonville : Cleveland

La Nouvelle-Orléans c. Denver : La Nouvelle-Orléans

San Francisco c. Rams de L.A. : Rams de L.A.

Kansas City c. Tampa Bay : Tampa Bay

Chicago c. Green Bay : Green Bay

Seattle c. Philadelphie : Seattle

Baltimore c. Pittsburgh : Pittsburgh

La semaine dernière : 8-5
Total de la saison : 101-49-1

MATCHS À NE PAS RATER

TENNESSEE À INDIANAPOLIS, DIMANCHE, 13 h

PHOTO GAIL BURTON, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

La semaine dernière, Derrick Henry a inscrit un touché en prolongation pour propulser les Titans du Tennessee vers un gain de 30-24 face aux Ravens de Baltimore.

Si les Titans veulent remporter la division Sud de l’Américaine, une victoire à Indianapolis est pratiquement essentielle. Sinon, les Colts auraient une victoire de plus et détiendraient le bris d’égalité entre les deux équipes. Le premier rang est particulièrement important, puisque plusieurs équipes se disputeront les trois places de meilleurs deuxièmes. Les Ravens, les Browns, les Dolphins, les Raiders et l’équipe qui terminera deuxième, entre les Colts et les Titans, lutteront tous pour l’une de ces trois places. Les Colts avaient facilement gagné leur premier affrontement avec les Titans, 34-17, il y a un peu plus de deux semaines à Nashville, profitant notamment d’une excellente performance de leurs unités spéciales.

KANSAS CITY À TAMPA BAY, DIMANCHE, 16 h 25

PHOTO JASON BEHNKEN, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Tom Brady n'est plus infaillible comme il l’a déjà été.

Tom Brady n’est manifestement plus infaillible comme il l’a été pendant la plus grande partie de sa carrière en Nouvelle-Angleterre. Il a joué un deuxième mauvais match en trois semaines, lundi soir, contre les Rams. Brady a manqué de précision durant toute la soirée (54,2 % de passes réussies) et ses deux interceptions étaient affreuses. Il a été le grand responsable de la défaite de 27-24 des siens. Le temps commence à manquer pour les Buccaneers pour rattraper les Saints au premier rang de leur division. Les Chiefs ont gagné leurs cinq derniers matchs, mais Patrick Mahomes et l’attaque subiront un bon test contre la défense des Bucs, qui devra exceller afin que l’équipe de Bruce Arians puisse connaître du succès au cours des deux prochains mois.

BALTIMORE À PITTSBURGH, MARDI, 20 h

PHOTO NICK WASS, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

Lamar Jackson fait partie du lot de joueurs ayant contracté la COVID-19 chez les Ravens de Baltimore. On ne sait toujours pas s'il pourra disputer le match face aux Steelers.

Ce match devait d’abord être disputé jeudi. Il a ensuite été reporté à dimanche, puis à vendredi. La NFL a annoncé qu’il devrait avoir lieu mardi soir. Ces changements sont dus à une éclosion de COVID-19 chez les Ravens. Aux dernières nouvelles, au moins 12 joueurs de l’équipe avaient été déclarés positifs au virus, dont le quart-arrière Lamar Jackson. Le match du 2 décembre que les Ravens devaient disputer aux Cowboys a quant à lui été déplacé au lundi 7 décembre à 17 h. Menacés d’une exclusion des éliminatoires, les Ravens tenteront d’infliger une première défaite aux Steelers, mais on ne sait toujours pas combien de joueurs manqueront à l’appel dans le camp des Corbeaux. À l’origine, les Steelers devaient pouvoir profiter de dix jours de congé avant d’affronter Washington, le 6 décembre, mais ce sera finalement cinq.