Quand ils affronteront les Dinos de l’Université de Calgary samedi, au stade Telus de l’Université Laval, pour l’obtention de la coupe Vanier, les Carabins de l’Université de Montréal souhaiteront ajouter leur nom à la liste des grands programmes de football universitaire canadien.

Frédéric Daigle
La Presse canadienne

Il s’agit de la troisième présence en grande finale canadienne depuis 2014 pour l’équipe de Danny Maciocia. Les Carabins ont eu raison des Marauders de McMaster en 2014, avant de s’incliner l’année suivante, devant les Thunderbirds de l’Université de la Colombie-Britannique.

« Il n’y a qu’une seule autre équipe qui y a participé aussi souvent (depuis 2014) et c’est le Rouge et Or, a noté Maciocia plus tôt cette semaine. Ils ont gagné trois coupes Dunsmore ; nous avons gagné trois coupes Dunsmore. Le Rouge et Or a deux coupes Vanier ; nous travaillons pour gagner notre deuxième.

« C’est un grand accomplissement, en ce sens que nous avons vraiment réduit l’écart (avec leur programme). Ça prend beaucoup de travail, autant au niveau des entraîneurs que des joueurs, mais aussi de l’administration, a-t-il poursuivi. Tous ceux qui sont impliqués ici, à l’Université de Montréal, font tout un travail pour que nous nous trouvions là où nous sommes rendus aujourd’hui.

« Si nous allons chercher une victoire, ça nous mettra dans la même discussion que le Rouge et Or à titre de meilleure institution de football au pays au cours des six dernières années. »

La tâche ne s’annonce toutefois pas facile. Les Dinos ont terminé au sommet de la section Ouest avec la même fiche que les Carabins, 6-2. Ils ont défait les Bisons de l’Université du Manitoba 47-46 en quarts de finale, avant de disposer des Marauders 30-18 à la Coupe Mitchell la semaine dernière.

Les Dinos comptent sur l’un des meilleurs quarts du pays, le Montréalais Adam Simagra, un groupe de receveurs chevronnés, ainsi qu’une redoutable attaque au sol.

« Tu me décourages ! a lancé à la blague Maciocia quand un journaliste lui a étalé les qualités offensives de ses adversaires. C’est certain que (Simagra) est probablement le meilleur quart-arrière que nous avons vu cette année et probablement le meilleur quart-arrière au pays. Les Dinos sont capables de distribuer le ballon. Ils comptent sur les jumeaux Jalen et Tyson Philpot — je me souviens encore de leur père Corey qui jouait pour les Lions de la Colombie-Britannique quand j’étais avec les Alouettes. Ce sont d’excellents joueurs.

« Leur ligne à l’attaque est énorme : elle est même plus grande que certaines lignes à l’attaque de la Ligue canadienne. Ils ont un bon porteur de ballon (en Robinson Rodrigues). Nous avons un bon défi devant nous. Je l’ai mentionné à notre unité défensive. Nos gars sont au courant ; ce n’est pas un grand secret que nous aurons tout un mandat. Nos joueurs sont toutefois excités par cette opportunité de démontrer ce qu’ils peuvent faire. »

« Ils ont de bons joueurs partout et sont bien dirigés, mais nous le sommes aussi, a fait remarquer le secondeur Samuel Rossi. Ils ont leurs forces, nous avons les nôtres, comme des faiblesses. Ça va être une partie d’échecs. Ce sont deux bonnes équipes qui vont s’affronter et je pense que celle qui commettra le moins d’erreurs l’emportera. »

Les Carabins ne comptent pas changer leur routine d’ici à la grande finale.

« Nous avons une recette gagnante depuis le début de l’année, a souligné Rossi. Nous faisons les bonnes choses dans notre préparation et comme Calgary, nous sommes sur un erre d’aller. Ce qu’on fait de bien, nous le faisons toujours et il ne faut pas changer une formule gagnante. »

Plusieurs craignaient que les deux défaites en fin de saison ne freinent l’élan des Carabins. Mais selon Rossi, elles leur ont plutôt permis de retrouver leur concentration.

« Tous les matchs ont été des défis cette saison et ça a forgé notre caractère. Les deux défaites en fin de saison n’ont rien changé à cela. Nous savions que nous avions les éléments pour nous rendre loin. Il s’agissait juste de continuer à travailler. »

Le botté d’envoi sera effectué à 13 h, heure normale de l’Est, samedi.