Même s’ils seront inactifs sur le terrain, il risque d’y avoir passablement d’action autour des Alouettes au cours des prochains mois. Voici six dossiers que l’organisation devra régler durant la saison morte.

Miguel Bujold Miguel Bujold
La Presse

Jones et ses adjoints

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Bob Slowik

Le président Patrick Boivin et Khari Jones ont soutenu qu’une nouvelle entente entre l’entraîneur-chef et l’organisation était imminente, vendredi dernier. Le contrat de Jones prendra fin le 31 décembre. Si le retour du sympathique entraîneur sur les lignes de côté ne serait plus qu’une formalité, l’avenir de plusieurs de ses adjoints est plus flou. Bob Slowik sera-t-il de retour comme coordonnateur défensif ? Rappelons que Slowik avait été embauché par Mike Sherman, tout comme Paul Dunn, l’entraîneur de la ligne offensive. Adjoint de Dunn en 2019, Luc Brodeur-Jourdain jouera-t-il un plus grand rôle la saison prochaine ? Est-ce que Jones conservera ses tâches de coordonnateur offensif et d’entraîneur des quarts-arrières ou se concentrera-t-il plutôt sur son poste d’entraîneur-chef ?

Vente du club et prochain DG

PHOTO PASCAL RATTHÉ, ARCHIVES LE SOLEIL

Danny Maciocia

Les Alouettes souhaitent que le dossier de la vente de l’équipe connaisse enfin son dénouement avant la fin de l’année. Ils ont cependant déjà amorcé leurs recherches afin de trouver leur prochain directeur général. L’organisation a embauché Wally Buono à titre de conseiller dans ce dossier, ce qui laisse présumer qu’il s’agira d’un processus légitime. Danny Maciocia sera sûrement le candidat le plus populaire auprès du public, mais il y a assurément d’autres candidats intéressants à travers la LCF. Très sage décision que d’avoir fait appel à Buono, qui connaît la ligue comme peu d’autres personnes.

Vote de confiance pour Adams fils

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Vernon Adams fils

Au fil des ans et de leurs déboires, les Alouettes étaient devenus une équipe un peu anonyme aux yeux du public. Grâce à Khari Jones et à Vernon Adams fils, le club a retrouvé une identité. Il reste une saison au contrat d’Adams fils, mais l’organisation devrait en ajouter une ou deux le plus rapidement possible. Le quart-arrière a démontré suffisamment de potentiel pour obtenir un tel vote de confiance. Cela dit, Adams fils est loin d’être un produit fini et devra donc travailler d’arrache-pied en compagnie de son ou de ses entraîneurs durant l’hiver. On peut essentiellement dire la même chose de Matthew Shiltz, qui a un contrat pour 2020 et qui devrait être le réserviste d’Adams fils. À moins d’accepter une diminution salariale, Antonio Pipkin risque d’être libéré.

Les porteurs de ballon

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William Stanback

Dans un monde idéal, William Stanback et Jeremiah Johnson seront de retour à Montréal la saison prochaine, mais les deux demis offensifs n’ont pas de contrat en vue de 2020. Stanback aimerait obtenir sa chance dans la NFL et Johnson aura 33 ans en février. Lorsqu’il est question de porteurs de ballon, une équipe ne peut jamais compter sur assez de chevaux dans son écurie. Qui plus est, Vernon Adams fils reste un quart inexpérimenté et profiterait grandement de pouvoir encore évoluer avec un bon jeu au sol. Bref, les Alouettes devront renflouer leur formation au poste de demis offensifs. Ça tombe bien, de bons porteurs de ballon, il y en a 13 à la douzaine dans la NCAA.

Urgent : un chasseur de quarts

PHOTO JOHN WOODS, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Willie Jefferson

John Bowman a connu une carrière exceptionnelle et pourrait continuer d’aider les Alouettes la saison prochaine. Il n’en demeure pas moins que l’organisation devra absolument trouver son prochain chasseur de quarts le plus tôt possible. C’est normalement la défense en entier qui profite de la présence d’un ailier défensif de premier plan. Alors que l’absence d’un tel joueur donne plutôt des résultats comme celui du match éliminatoire contre Trevor Harris et Edmonton, il y a un peu plus d’une semaine. L’excellent Willie Jefferson, des Blue Bombers de Winnipeg, pourrait obtenir son autonomie en février. Son acquisition pourrait élever la défense montréalaise au rang des meilleures du circuit à condition qu’elle ne perde pas trop d’éléments.

Maintenir l’erre d’aller

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Patrick Boivin, président et chef de la direction des Alouettes

Grâce aux nombreux dossiers qui restent en suspens, les Alouettes devraient continuer à faire parler d’eux au cours des prochaines semaines et des prochains mois. Ils devront profiter de cette situation pour continuer de générer de l’intérêt médiatique et auprès du public. Patrick Boivin et son équipe ont de façon générale fait du bon boulot sur le plan du marketing depuis leur arrivée avec l’équipe et ça devra se poursuivre. Les Alouettes doivent continuer d’innover et d’améliorer l’expérience client au stade Percival-Molson en faisant preuve d’originalité.