Anthony Calvillo a joué des dizaines de matchs importants au cours de sa carrière et il s’est toujours démarqué par son calme et son assurance.

Michel Marois Michel Marois
La Presse

Hier soir, pourtant, l’entraîneur-chef adjoint des Carabins de l’Université de Montréal ne cachait pas une petite fébrilité à l’idée de voir ses protégés sur le terrain face aux Stingers de Concordia. Calvillo travaille spécifiquement avec les quarts-arrières des Carabins, avec Dimitri Morand en particulier, le quart partant depuis deux saisons. Il tente depuis quelques mois de lui transmettre une partie de son bagage.

Passeur le plus prolifique de l’histoire du football professionnel, avec des gains de 79 816 verges, Calvillo a pris sa retraite après la saison 2013 et il a ensuite été entraîneur adjoint dans la LCF, avec les Alouettes et les Argonauts de Toronto.

Même s’il estime que son travail reste sensiblement le même, l’entraîneur n’aborde toutefois pas les étudiants-athlètes de la même façon que les joueurs professionnels : « Je suis très conscient qu’il s’agit de jeunes étudiants et c’est excitant de voir leur enthousiasme quand ils se présentent pour un entraînement, pour un match ou pour leurs études.

« Mais ce sont aussi des athlètes et j’essaie de leur enseigner ce dont ils ont besoin pour connaître du succès sur le terrain. J’essaie aussi de les pousser à devenir meilleurs au football, mais aussi dans tout ce qu’ils entreprendront dans la vie. »

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Depuis son arrivée avec les Carabins à la fin de l’année 2018, l’ancienne vedette des Alouettes de Montréal travaille spécifiquement avec les quarts arrière.

Depuis son arrivée avec les Carabins, à la fin de 2018, Calvillo prend son boulot très au sérieux. « Il travaille vraiment fort, racontait l’entraîneur-chef Danny Maciocia plus tôt cette semaine. Il est là très tôt le matin et reste disponible pour les joueurs aussi longtemps que nécessaire.

Son expérience est tout un atout pour nos jeunes quarts-arrières et il n’hésite pas à partager toutes ses connaissances. Vraiment, il nous apporte tout ce que j’espérais de lui quand nous l’avons embauché.

Danny Maciocia, entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal

Un midi cette semaine, Calvillo avait réuni Morand et les deux autres quarts-arrières de l’équipe dans son bureau pour étudier des séquences de matchs sur son écran, une scène qui s’est souvent répétée au cours des dernières semaines.

On parlait plus haut du calme de Calvillo et il a bien servi les Carabins, hier, dans un match plus compliqué que prévu face aux Stingers. Travaillant avec de jeunes receveurs et une attaque encore en rodage, Morand a connu une soirée laborieuse, mais il n’a jamais baissé les bras.

« Ce n’est pas la performance que nous espérions, mais c’était le premier match de la saison, a rappelé Calvillo. Notre attaque a beaucoup de choses à améliorer et nous allons nous y attaquer dès lundi. Mais il faut aussi saluer la prestation de nos adversaires. Leur défense a joué un très bon match. »

Morand a d’ailleurs compris le message. « C’est évident que nous sommes déçus de cette performance, mais le mot d’ordre est clair : il va falloir prendre les bouchées doubles dès lundi pour corriger toutes les petites fautes d’exécution qui nous ont coûté cher ce soir. »

Comme quoi l’éthique de travail d’Anthony Calvillo a vite été intégrée par ses élèves !

Les Carabins remportent un duel défensif

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Ce fut un match plus compliqué que prévu pour les joueurs des Carabins face aux Stingers.

On a eu donc droit à un duel défensif, hier soir au stade Concordia, et si les Carabins se sont imposés 10-3, ils ont toujours été sous la menace d’un retour de leurs rivaux. Comme l’a souligné l’entraîneur-chef Danny Maciocia, la défense a sauvé le match. Le coordonnateur de l’attaque Gabriel Cousineau a toutefois insisté : « Nous avons commis plusieurs erreurs d’exécution, c’est vrai, mais un premier match est toujours difficile, d’autant que nous n’avions pratiquement aucune information sur eux. Leur défense nous a d’ailleurs surpris, en exerçant beaucoup de pression sur notre quart-arrière. Mais une victoire, c’est une victoire, et nous ne pourrons que nous améliorer au cours des prochaines semaines. »

Du côté des Stingers, l’entraîneur-chef Brad Collinson n’a pas caché sa satisfaction. « Nous avons joué 60 minutes avec la même intensité, et c’est ce que j’attendais de mes joueurs. Et nous sommes restés dans le match jusqu’au bout. Maintenant, il va falloir apprendre à gagner et j’ai déjà hâte à notre prochain match ! »

Simoneau à son poste !

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Quelques semaines après avoir appris qu’il avait remporté son combat contre le cancer, Louis-Philippe Simoneau a effectué le botté d’envoi.

C’est de façon fort appropriée que Louis-Philippe Simoneau a effectué le botté d’envoi du match pour les Carabins. Comme nous l’avons raconté récemment, l’étudiant-athlète de 25 ans a combattu le cancer au cours des derniers mois et il n’a appris qu’il y a un peu plus d’un mois qu’il avait remporté ce combat.

« J’ai raté quelques bottés, mais cela s’est bien passé. Je recommence à me mettre dans le bain et ma technique n’est pas encore parfaitement à point, mais je sais que ça va aller mieux chaque semaine. Présentement, mes jambes sont un peu lourdes et je sais qu’après tout un match debout, je vais vite aller me coucher. Il ne faut pas que je pousse trop vite parce que je serai complètement vidé à la fin de septembre. Je vais y aller une semaine à la fois, mais je suis vraiment content d’être là ! »

Les Alouettes bien représentées

On ne voit pas souvent un entraîneur-chef de la LCF à un match de football universitaire, mais Khari Jones était dans la galerie de presse du stade Concordia, hier soir, pour l’affrontement entre les Carabins et les Stingers. Ses adjoints André Bolduc et Robert Gordon étaient aussi là, et même s’ils ont parfois gentiment critiqué les décisions de leurs homologues sur les lignes de côté, les trois hommes ont visiblement aimé leur soirée.