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Maurice Simba sous la loupe des dépisteurs de la NFL

Maurice Simba espère qu'une équipe de la NFL... (PHOTO DAVID BOILY LA PRESSE)

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Maurice Simba espère qu'une équipe de la NFL lui donnera la chance de se faire valoir.

PHOTO DAVID BOILY LA PRESSE

Vingt-quatre heures après Mathieu Betts à Québec, c'était au tour de Maurice Simba de s'entraîner devant une poignée de dépisteurs de la NFL, hier matin. Le joueur de ligne offensive de 25 ans espère avoir convaincu l'une des 32 équipes du circuit Goodell de lui donner une chance.

«C'est très satisfaisant. J'ai donné tout ce que je pouvais et j'espère que les dépisteurs l'ont vu», a commenté Simba au terme de son entraînement (Pro Day), qui a duré approximativement une heure au Soccerplexe Catalogna à Lachine.

Né en République démocratique du Congo, Simba est arrivé au Québec en 2012. Il ne joue au football que depuis environ cinq ans. Notre journaliste Michel Marois a d'ailleurs raconté l'histoire de Simba dans un texte paru dans La Presse+, l'automne dernier. 

Hier, des dépisteurs des Bears de Chicago, des 49ers de San Francisco, des Jets de New York, des Browns de Cleveland et des Packers de Green Bay étaient sur place pour voir Simba. Les résultats du colosse ont de façon générale été bons. Il a notamment réussi 25 répétitions au «bench press» et a couru le sprint de 40 verges en 5,99 secondes.

«J'aurais bien aimé courir un 4,4 [secondes], mais lorsqu'on pèse 343 livres, ce n'est pas réaliste!» a lancé Simba, qui a joué son football universitaire avec les Stingers de l'Université Concordia.

En plus de peser 343 livres, Simba mesure 6 pi 7 po et des poussières. Et c'est précisément ce qui a piqué la curiosité des dépisteurs américains à l'origine. Les athlètes de cette taille et qui possèdent une grande portée comme le Québécois d'adoption sont rares. Il reste que Simba a encore beaucoup de travail devant lui avant de pouvoir obtenir une place dans un alignement régulier de la NFL, et il le sait mieux que quiconque.

«Je pense que j'ai encore plusieurs choses à améliorer. Je préfère me faire dire ce que je dois améliorer plutôt que de me faire dire comment je suis bon.»

Cette soif d'apprendre et de s'améliorer a impressionné certaines équipes lorsque Simba a participé au NFLPA Collegiate Bowl à Pasadena, en Californie, au mois de janvier.

«Lorsque j'étais en Californie, j'ai parlé avec une vingtaine d'équipes et elles savent tout sur moi. Ma pointure de chaussure, ce que je mange, tout! Le mois dernier, j'ai eu un entretien téléphonique de 45 minutes avec les Rams [de Los Angeles] et ils ont même pris mon numéro de permis de conduire en note. Alors si un dépisteur veut savoir quelque chose, il n'a qu'à me téléphoner», a raconté Simba.

Laurent Duvernay-Tardif... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

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Laurent Duvernay-Tardif

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Duvernay-Tardif, un mentor

En 2014, c'est un autre joueur de ligne offensive québécois qui avait tenu une journée d'évaluation à Montréal. C'est ce jour-là que Laurent Duvernay-Tardif avait réellement ouvert les yeux des recruteurs de la NFL. Cinq ans plus tard, les dépisteurs ont cette fois assisté au Pro Day de Betts, un chasseur de quarts du Rouge et Or de l'Université Laval, lundi, puis à celui de Simba, hier.

«C'était important pour moi de le faire à Montréal. C'est ma façon de remercier l'Université Concordia et Montréal de m'avoir donné cette chance», a noté Simba.

Représenté par Sasha Ghavami, qui est également l'agent de Duvernay-Tardif, Simba a pu bénéficier des conseils du garde des Chiefs de Kansas City au cours des dernières années.

«C'est l'une des personnes les plus exceptionnelles que j'ai connues dans ma vie. Il m'a appris l'humilité. La première fois qu'il m'a vu, il m'a dit que j'avais une chance de jouer dans la NFL en raison de ma taille. Il m'a expliqué ce que ça prenait pour devenir un joueur dans la Ligue nationale de football.»

«Lorsque les dépisteurs des Steelers [de Pittsburgh] et des Chiefs [de Kansas City] ont assisté à l'un de mes matchs la saison dernière, Laurent m'a dit de jouer comme s'ils n'étaient pas là. Il est vraiment un bon mentor pour moi et j'ai beaucoup de respect pour lui.»

Bloqueur avec les Stingers, Simba pourrait se retrouver au poste de garde s'il obtient une chance avec une équipe de la NFL. Son développement comme joueur en serait probablement facilité.

«Si vous me payez, je jouerai au centre si c'est ce que vous voulez! Je suis "cassé" en ce moment», a lancé Simba en anglais. «Je veux juste pouvoir aider ma mère et m'aider moi-même.»

«Tout ce que je veux, c'est une chance. Aucune équipe n'envisage de me faire jouer au centre, mais je pourrais être un garde ou un bloqueur. Je pourrais commencer mon apprentissage au poste de garde avant de redevenir un bloqueur», a expliqué Simba.

Prochaines étapes

Ce n'était pas encore clair hier si Simba participerait au camp d'évaluation national de la LCF, le 22 mars à Toronto. Il a bien sûr été invité, mais lui et Ghavami voulaient en discuter avant de prendre une décision. D'une façon ou de l'autre, Simba sera sélectionné lors du repêchage canadien, qui aura lieu le 2 mai.

Le repêchage de la NFL s'amorcera exactement une semaine avant celui de la LCF, le 25 avril. Simba sait que les probabilités sont faibles qu'il soit repêché dans l'un des sept tours, mais il a bon espoir d'obtenir un essai par la suite.

«Je garde les deux pieds sur terre. Pour être honnête, tant mieux si je me fais repêcher, mais je veux simplement obtenir une invitation afin de pouvoir prouver ce que je suis capable de faire. Je veux juste une opportunité.»

«Je ne prends jamais rien pour acquis. Comme je l'ai récemment dit à ma mère, il n'est pas assuré que je vais jouer dans la NFL. Je vais peut-être jouer dans la LCF, la saison prochaine. Alors je veux tirer profit de chaque occasion qui se présente.»

C'est ce que Simba a réussi à faire, hier. Après Duvernay-Tardif et Antony Auclair, c'est au tour de Simba et de Betts de cogner à la porte de la NFL. Le football québécois maintient son erre d'aller.




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