Après l’entraînement des Alouettes, hier après-midi, une partisane de l’équipe s’est approchée du receveur Eugene Lewis. La dame originaire de Québec souhaitait rencontrer son joueur préféré.

Miguel Bujold Miguel Bujold
La Presse

« Je ne vous aime pas, je vous adore ! », a-t-elle lancé à Lewis. L’ailier espacé s’est fait photographier aux côtés de la dame, lui a remis quelques souvenirs à l’effigie du club, puis a discuté avec elle durant quelques minutes.

« Je vous l’avais bien dit qu’Eugene était le plus gentil de nos joueurs », a ensuite fait remarquer une employée des Alouettes à la dame en question.

« C’était une super fan et j’adore rencontrer des gens comme elle, c’est fantastique », a raconté Lewis quelques minutes plus tard.

C’est bien que Lewis obtienne de plus en plus de reconnaissance des amateurs et du public. Disputant sa troisième saison à Montréal, Il s’est établi comme le receveur le plus constant de l’équipe, et n’est plus qu’à 17 verges d’atteindre le plateau des 1000 cette saison (983).

Si tout se déroule bien, ce sera vraiment une belle sensation, car je n’ai jamais réussi cet exploit à aucun niveau. J’ai obtenu 1000 verges au sol et par la passe lorsque j’étais un quart-arrière à l’école secondaire, mais jamais comme receveur.

Eugene Lewis

Rappelons que B.J. Cunningham s’est fracturé un poignet tôt dans la saison et que DeVier Posey a ensuite raté quelques matchs en raison d’une blessure à une cuisse – blessé lors de la victoire des Alouettes contre Toronto, vendredi soir, Posey ratera d’ailleurs probablement le prochain match des siens, samedi.

C’est donc vers Lewis que les Alouettes se sont tournés en début de saison. Le groupe de receveurs avait besoin qu’un meneur émerge, tant pour la productivité que pour le leadership.

« J’avais connu un lent début de saison et il m’a fallu redoubler d’ardeur. C’était une situation similaire à celle que j’avais vécue l’an dernier, alors je savais que l’ardeur au travail était la clé », a expliqué Lewis, qui n’est pas trop friand de l’autopromotion.

Lorsqu’il a été question de la possibilité qu’il soit nommé dans l’équipe d’étoiles de la division Est pour la première fois de sa carrière au cours des prochaines semaines, Lewis a démontré une fois de plus qu’il était devenu un pilier du club.

« Je serais très reconnaissant si ça s’avérait, mais pour être parfaitement honnête, je n’y pense pas le moindrement. C’est un sport d’équipe, alors ce qui m’importe, c’est la victoire. Les honneurs individuels suivent généralement lorsqu’on gagne. »

Un groupe fiable

Au fil des ans, les Alouettes ont souvent eu des groupes de receveurs qui étaient aussi problématiques que talentueux. Quelques pommes pourries sapaient l’enthousiasme de l’unité, qui a rarement offert des performances à la hauteur de son talent au cours des six ou sept dernières saisons.

L’arrivée de Posey ainsi que l’expérience acquise par Lewis depuis deux ans ont eu pour effet de transformer le groupe de receveurs. Même s’il a dû composer avec des blessures et qu’il a été contraint d’en demander beaucoup aux jeunes Quan Bray et Jake Wieneke, le groupe a bien joué dans la plupart des 16 matchs de l’équipe.

« Quan et Jake ont une belle maturité pour de jeunes receveurs. Et en devant se préoccuper de ces deux joueurs, ainsi que de DeVier et de moi-même, ce n’est pas si simple pour nos adversaires. Notre attaque est imprévisible », a estimé Lewis.

On analyse notre jeu mutuellement et on incorpore des éléments de celui des autres receveurs au nôtre. On a généralement une bonne symbiose avec Vernon Adams fils sur le terrain et on est tous très travaillants.

Eugene Lewis

C’est la recrue Wieneke qui mène l’équipe avec six touchés par la voie des airs. Le receveur de 25 ans a rapidement trouvé sa zone de confort dans la Ligue canadienne et il attribue une large part de son succès à Lewis et aux autres receveurs de l’équipe.

« J’ai vraiment été chanceux de pouvoir me familiariser avec la LCF en compagnie d’un aussi bon groupe de receveurs. On arrive tous au stade avec le même objectif le matin, qui est celui de s’améliorer tous les jours. Notre équipe a la chance de pouvoir compter sur de bons jeunes vétérans comme Eugene et DeVier. Ils m’ont aidé énormément », a dit Wieneke.

UN JEU AÉRIEN DIVERSIFIÉ
Eugene Lewis (15 matchs) : 61 attrapés, 983 verges et 4 touchés
DeVier Posey (12 matchs) : 50 attrapés, 780 verges et 3 touchés
Quan Bray (14 matchs) : 54 attrapés, 758 verges et 5 touchés
Jake Wieneke (14 matchs) : 33 attrapés, 484 verges et 6 touchés

Plusieurs absents

Comme indiqué précédemment, Posey devrait rater la rencontre de samedi face aux Tiger-Cats de Hamilton en raison d’une blessure au bas du corps. L’entraîneur-chef Khari Jones a toutefois indiqué qu’il devrait pouvoir participer au match éliminatoire du 10 novembre contre les Eskimos d’Edmonton.

Le secondeur Henoc Muamba et le demi de coin Tommy Campbell ont quant à eux obtenu une journée de congé, hier, mais devraient être de retour à l’entraînement aujourd’hui.

Après avoir obtenu congé lors du match de vendredi dernier, John Bowman a repris l’entraînement et devrait affronter les Tiger-Cats. Jones n’a toutefois pas voulu confirmer si le porteur de ballon William Stanback serait en uniforme, lui qui s’est pourtant entraîné hier.

Le spécialiste des retours Mario Alford a raté la séance d’entraînement en raison d’une blessure dont la nature n’a pas été précisée par Jones. C’est Shakeir Ryan qui devrait retourner les bottés contre Hamilton si Alford est incapable de jouer.

Prochain match : Tiger-Cats de Hamilton c. Alouettes, samedi (13 h) au stade Percival-Molson