(Philadelphie) Le fonds de dédommagement de la NFL pour les commotions cérébrales a versé près de 500 millions US en deux ans d’existence, mais les avocats de certains joueurs estiment qu’il n’y a pas suffisamment de médecins dans le système actuel pour évaluer les symptômes précoces de démence de leurs clients.

Associated Press

Ils se sont présentés devant la cour mardi afin de s’opposer à un règlement qui stipule que les joueurs retraités doivent être évalués par des médecins dans un rayon de 241 km autour de leur domicile, afin d’éviter que certains plaignants « magasinent » leur médecin et la fraude.

L’administrateur du fonds, Orran Brown, a indiqué que des anciens joueurs des quatre coins du pays s’étaient précipités vers quatre médecins qui ont maintenant été écartés du programme, en raison d’un nombre de clients « anormalement élevé » et de résultats suspects.

Les anciens joueurs sont admissibles à un dédommagement pouvant atteindre 3 millions pour un cas de démence modéré et de 1,5 million pour un cas léger. La plupart des plaignants reçoivent cependant beaucoup moins, puisque le montant du dédommagement est octroyé en fonction de l’âge et des années passées dans la NFL. L’entente a permis de résoudre des milliers de poursuites judiciaires, lesquelles avançaient que la NFL connaissait depuis longtemps les risques associés aux commotions cérébrales.

L’entente entre la NFL et l’Association des joueurs, ratifiée en 2013 avant d’être amendée, procure des tests de dépistage de base à 20 000 anciens joueurs et un montant de dédommagement pouvant atteindre 5 millions pour des maladies plus sévères découlant des commotions cérébrales associées à la pratique du football, dont l’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la sclérose latérale amyotrophique ainsi que la mort attribuable à l’encéphalopathie traumatique chronique (ETC).

La plupart des dossiers les plus lourds — et évidents — ont été réglés pendant les premières années du programme.