Fernando Alonso (Ferrari), vainqueur à deux reprises du Grand Prix d'Europe de Formule 1, en 2005 et 2007, quand il se disputait sur le circuit du Nürburgring, en Allemagne, espère s'adjuger un troisième succès, dimanche, à Valence, en Espagne.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«À dire vrai, je n'ai jamais été très chanceux depuis que cette épreuve se court sur le circuit urbain de Valence, surtout l'an dernier, quand j'avais terminé huitième malgré une voiture très compétitive» après la neutralisation de la course, s'est souvenu l'Espagnol, double champion du monde (2005-2006), sur le site internet de Ferrari.

«Mais j'ai toujours la conviction que la chance et la malchance se compensent à la fin de la saison. Peut-être que cette loi non écrite vaut aussi pour les pistes: alors disons que je serais content si le destin nous restituait maintenant ce qu'il nous a enlevé l'an passé», a-t-il poursuivi.

«Nous avons clairement démontré lors des deux dernières courses que nous avions le potentiel pour gagner, surtout à Monaco, même si je pense aussi qu'au Canada nous aurions pu lutter jusqu'au bout, vu les qualifications», a-t-il souligné. Il s'est élancé dans les deux cas de la deuxième position.

«Là, on va sur un tracé qui a des caractéristiques assez similaires à celui de Montréal. Il n'y a apparemment aucune raison que nous ne soyons pas compétitifs ici aussi», a remarqué Alonso.

«Valence est une ville à laquelle je suis particulièrement lié et qui devient un endroit un peu symbolique dans mon rapport avec Ferrari. C'est justement à Cheste (le circuit non-urbain de Valence) que j'ai fait ma première apparition après avoir signé mon premier contrat avec la Scuderia», a-t-il observé.

«Et c'est sur cette même piste que j'ai conduit officiellement ma première F1 Ferrari. Peut-être le moment est-il venu d'ajouter une autre "première fois" à cette histoire. En plus, j'ai déjà gagné deux fois le GP d'Europe, quand il se tenait au Nürburgring. Or en Italie, on dit: "Jamais deux sans trois"», a-t-il lancé.

Alonso, cinquième du classement mondial avec 69 points, compte déjà 92 longueurs de retard sur le meneur, l'Allemand Sebastian Vettel (Red Bull). Avec un tel retard, sa saison 2011, même si 12 épreuves restent encore à courir, paraît déjà terminée.