L'Allemand Sebastian Vettel, qui a dominé de la tête et des épaules tous les autres pilotes pour s'adjuger la pole position samedi au volant d'une Red Bull impériale, partira grand favori du Grand Prix de Hongrie dimanche, aux côtés de son partenaire Mark Webber.

AGENCE FRANCE-PRESSE

L'excellente forme démontrée par l'écurie austro-britannique depuis vendredi n'était pas feinte. «C'était un petit peu comme à Barcelone (où ils avaient survolé les débats, NDLR). Nous savions que ça se jouerait entre nous deux», a expliqué l'Australien.

Vettel et Webber avaient trusté tous les meilleurs chronos des essais libres - deux meilleurs temps pour l'Allemand, un pour l'Australien. Ils ont répété la performance en qualification, Vettel l'emportant à nouveau deux meilleurs chronos à un, dont la pole position, avec près de 4/10e d'avance sur son coéquipier.

«C'était un bon temps de "Seb". Je n'étais pas assez rapide», a reconnu Webber, qui avait le masque à sa sortie de voiture. «Bien sûr, j'aurais pu faire mieux. Mais cela n'a pas été le cas. Je mérite d'être là où je suis», a ajouté l'Australien, honnête comme à son habitude.

«C'était un très bon jour pour moi. Je me suis senti à l'aise tout le week-end, depuis les premiers essais libres», s'est de son côté réjoui Vettel, au volant d'une monoplace supersonique.

Distancée le week-end dernier en Allemagne, où Ferrari avait étonnamment pris l'ascendant en terme de performance, après un début de saison en demi-teinte, Red Bull a retrouvé le rang de grande favorite qu'elle occupe depuis le début de saison.

«Nous nous demandions où les Ferrari avaient été chercher leur vitesse à Hockenheim. Et maintenant, c'est nous qui sommes devant. La piste nous convient, c'est tout. Nous avons fait du mieux que nous pouvions. Nous en sommes très fier», a affirmé l'Allemand.

«Intouchables»

Red Bull peut l'être. Toutes les autres écuries, dont la Scuderia, sont rejetées à 1,2 seconde minimum de la pole. Fernando Alonso, troisième temps des qualifications, qui s'élancera de la deuxième ligne en compagnie de son coéquipier Felipe Massa, s'est dit «surpris» d'une telle avance.

«La différence qu'on avait samedi avec les Red Bull était trop importante. Nous avons vu qu'ils étaient dominants ce week-end. Intouchables», a constaté l'Espagnol.

«Vu comme le week-end s'est déroulé jusque-là, gagner la course serait un rêve. Il y a deux voitures plus rapides que les nôtres. Donc finir 3e serait déjà bien», a poursuivi le double champion du monde.

Alonso devra pour cela prendre un meilleur départ que le week-end dernier, quand son coéquipier Felipe Massa l'avait débordé dès la première ligne droite. Il s'épargnera le cas échéant colères noires dans son cockpit et polémiques d'après-course, si à nouveau Ferrari demandait au Brésilien de ralentir pour le laisser passer.

Le leader du Championnat, le Britannique Lewis Hamilton (McLaren), 5e, démarrera du troisième rang en compagnie de l'Allemand Nico Rosberg (Mercedes, 6e).

Les deux pilotes Renault, Vitaly Petrov (7e) et Robert Kubica (8e) partageront le quatrième, le débutant russe ayant réussi l'exploit d'aller plus vite que son expérimenté et très rapide coéquipier en qualifications.

Les déceptions du jour sont à mettre sur le compte de Jenson Button (McLaren) et Michael Schumacher (Mercedes), respectivement 11e et 14e. Pour la deuxième course consécutive, "Schumi" n'a même pas participé à la Q3, qui réunit les dix pilotes les plus rapides en qualifications.