Plus personne ne doute que Sebastian Vettel sera champion du monde de F1 cette saison, mais l'Allemand pourrait officialiser l'affaire dès ce week-end, au Grand Prix de Singapour.

Michel Marois LA PRESSE

Fort d'un avantage de 112 points au Championnat sur son plus proche concurrent, Fernando Alonso, Vettel sera champion s'il gagne le Grand Prix, qu'Alonso n'est pas sur le podium et que Jenson Button ou Mark Webber ne sont pas en deuxième position.

Vettel, qui deviendra à 24 ans le plus jeune double champion du monde de l'histoire de la F1, a beau prétendre que «rien n'est acquis», plus personne ne doute de son sacre. Les éloges ont déjà commencé à affluer, à commencer par ceux du patron du pilote, Dietrich Mateschitz.

«Nous allons encore enlever les deux titres cette saison, a assuré le fondateur milliardaire de Red Bull dans une entrevue à l'agence allemande DPA. Que Sebastian soit un excellent pilote, nous le savions déjà, mais qu'il soit capable de produire au plus haut niveau avec une telle constance a surpris beaucoup de gens cette saison. Je considère qu'il est unique.»

Mateschitz a révélé qu'il avait déjà prévu le cadeau qu'il offrirait à son pilote pour le récompenser de son titre mondial. «Comme l'an dernier, nous lui ferons cadeau de sa voiture!»

Alonso a aussi rendu hommage à son rival. «Les Red Bull étaient déjà les meilleurs l'an dernier, mais les pilotes n'étaient pas réguliers, a dit Alonso en point de presse. Cette saison, Sebastian a vraiment été le meilleur pilote. Il n'a commis aucune erreur et a toujours été à l'arrivée, même dans les conditions les plus difficiles comme au Canada ou à Silverstone. Il mérite d'être champion.»

Une épreuve exigeante

Le Grand Prix de Singapour ne sera toutefois pas une sinécure pour Vettel. Disputée en soirée, l'épreuve est la plus longue de la saison et l'une des plus exigeantes. Deuxième l'an dernier, tout juste derrière Alonso, l'Allemand devra se méfier des nombreux pièges du circuit urbain aménagé dans la marina de Singapour.

«Ce circuit est l'un des plus difficiles pour les voitures et les pilotes, a-t-il rappelé, hier, en conférence de presse. Je ne ressens toutefois aucune pression supplémentaire. Notre objectif n'était pas de remporter le Championnat dès Singapour, mais simplement de remporter le Championnat. Ce Grand Prix est aussi important que les autres, pas davantage.»

Alonso, qui a remporté deux des trois Grands Prix disputés à Singapour, a rappelé hier qu'il n'avait rien à perdre, au contraire de Vettel, et qu'il n'hésiterait pas à prendre des risques pour imposer sa Ferrari.

Button et son coéquipier Lewis Hamilton pensent sûrement la même chose chez McLaren et les Allemands Michael Schumacher et Nico Rosberg espèrent confirmer les progrès récents de Mercedes.

Sur papier donc, Vettel n'est pas vraiment favori, mais il ne l'était pas davantage lors des deux dernières épreuves, en Belgique et en Italie, et s'est sauvé chaque fois avec une victoire décisive.