Alexandre Tagliani rageait hier après la séance de qualification. Sitôt sorti de la voiture, il s'est lancé dans une conversation animée avec son ingénieur Chris Lerch et le copropriétaire de l'écurie, Paul Gentilozzi. La cause de sa colère : une mauvaise stratégie de pneus qui, dit-il, a ruiné sa séance.

Stéphanie Morin

Alexandre Tagliani rageait hier après la séance de qualification. Sitôt sorti de la voiture, il s'est lancé dans une conversation animée avec son ingénieur Chris Lerch et le copropriétaire de l'écurie, Paul Gentilozzi. La cause de sa colère : une mauvaise stratégie de pneus qui, dit-il, a ruiné sa séance.

«Après un tour sous la pluie, ils m'ont dit de faire des tours de reconnaissance avec des vieux pneus de pluie, grince le Québécois. Pendant ce temps-là, les autres pilotes roulaient avec des slicks qu'ils faisaient monter en température! Quand on a fini par me mettre des slicks neufs, il ne restait que six minutes à la séance. Même dans des conditions parfaites, ce n'est pas suffisant pour chauffer des pneus et faire un bon temps.»

Une fois chaussé de ses pneus lisses, le Québécois n'a réussi qu'à compléter quatre tours. Résultat : il a terminé sixième, à six dixièmes seconde de Will Power, le plus rapide pilote hier. Cet après-midi, Tag occupera la huitième position sur la grille. «Deux tours de plus et j'aurais pu faire la pole. J'aurais pu gruger une seconde et demie! Six dixièmes de seconde de retard, c'est des peanuts quand les chronos sont de 1 :20 au tour.»

Cette saison, Tagliani a souvent souffert de stratégies, disons, douteuses. Celle d'hier semble être la goutte qui a fait déborder le vase. «On prend tout le temps des mauvaises décisions, on est tout le temps à la dernière minute. Il faut qu'on soit plus allumés. Comment est-ce qu'on peut faire une qualification et ne pas se laisser assez de temps pour faire un bon tour? On prend des décisions trop conservatrices. On doit être plus agressifs dans nos stratégies.»

Pour ajouter à la mauvaise humeur du pilote de Lachenaie, son coéquipier Justin Wilson a signé le deuxième meilleur chrono... pendant que dans le puits d'à côté, on peinait à s'ajuster à la météo. «À quoi ça sert d'avoir deux voitures? Parfois, on ne regarde pas les réglages de Justin, mais là, on n'a même pas regardé ce qu'il a fait! Les ravitaillements et les stratégies n'ont vraiment pas été notre force cette année. Il reste juste à espérer que ça tourne à notre avantage pour une fois.»