Après une première journée riche en découvertes, jeudi, Jacques Villeneuve est passé hier à une phase plus besogneuse de son apprentissage de la Peugeot 908 HDI qu'il pilotera lors des prochaines 24 Heures du Mans.

Luc Domenjoz COLLABORATION SPéCIALE

Après une première journée riche en découvertes, jeudi, Jacques Villeneuve est passé hier à une phase plus besogneuse de son apprentissage de la Peugeot 908 HDI qu'il pilotera lors des prochaines 24 Heures du Mans.

C'est toujours sous le soleil du Sud de la France que le Québéquois a pris le volant, hier matin à 9 h, pour une longue série de tours, avant de céder son baquet à Sébastien Bourdais, peu avant midi. Si, la veille, Villeneuve avait été victime de problèmes de filtre à huile, sa série de tours d'hier ne buta sur aucun souci de fiabilité. Pourtant, c'est bien sur ce dernier point que portent les interrogations des ingénieurs de Peugeot Sport. «Tout s'est très bien passé, mais il reste encore énormément de travail à faire sur cette voiture, analyse Jacques Villeneuve. Nous sommes ici pour apprendre à la connaître et en dégrossir les réglages, mais, vraiment, la somme de choses qui restent à faire est phénoménale. Jusqu'ici, on ne parvient pas à boucler plus de sept tours consécutifs sans devoir nous arrêter pour des vérifications. On est encore loin, très loin, de pouvoir nous aligner aux 24 Heures!»

Après que Sébastien Bourdais ait piloté la 908 en début d'après midi, les techniciens de Peugeot décidèrent d'interrompre la journée vers 15 h, afin de mettre à plat la somme d'informations recueillies par les six pilotes qui se sont relayés à son volant.

«Au terme de ces quatre jours d'essais, nous allons définir des réglages qui conviendront à tous nos pilotes, une sorte de dénominateur commun entre leurs différents styles, explique Cécile Estenave, l'attachée de presse de Peugeot Sport. Mais il est vrai que nous avons encore d'énormes problèmes de fiabilité.»

Aujourd'hui, Jacques Villeneuve pilotera une dernière fois la 908 avant d'en céder le volant à ses coéquipiers. Pour Peugeot, il restera trois séances d'essais pour faire de la 908 HDI une machine à gagner! La tâche s'annonce rude.