La nouvelle saison de Formule 1 s’ouvre le week-end prochain avec la présentation du Grand Prix de Bahreïn, première épreuve d’une saison qui en comptera 23 cette année. Max Verstappen réussira-t-il à détrôner Lewis Hamilton ? À quoi s’attendre du duo Lance Stroll-Sebastian Vettel chez Aston Martin ? Quelles sont les forces en présence ?

Michel Marois Michel Marois
La Presse

Un duel Hamilton-Verstappen pour le titre ?

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Les deux favoris de la nouvelle saison en F1 : Lewis Hamilton, au volant de sa Mercedes, devant Max Verstappen, de l'écurie Red Bull, lors d'essais préparatoires à Bahreïn, le 12 mars dernier.

Après sept saisons de domination sans partage, 2021 sera-t-elle l’année où Mercedes va céder la première place ?

L’équipe germano-britannique et son pilote vedette Lewis Hamilton restent les favoris dans la course aux titres mondiaux, mais plusieurs indices laissent penser que Red Bull et Max Verstappen ont les atouts pour leur livrer une chaude lutte. Déjà très rapide à la fin de la saison dernière, le Néerlandais a été impressionnant lors des essais hivernaux à Bahreïn, alors que les Mercedes ont paru étonnamment brouillonnes.

Hamilton, qui pourrait devenir cette saison le champion le plus titré de l’histoire de la F1, n’est toutefois pas du genre à tirer la sonnette d’alarme. « Cela ne sert à rien de s’inquiéter, a-t-il d’ailleurs rappelé à Bahreïn. Il ne faut jamais accorder trop d’importance aux chronos, les équipes ont toutes des programmes différents et nous nous sommes concentrés sur le nôtre. Et la saison sera très longue avec 23 Grands Prix. »

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Lewis Hamilton et Max Verstappen en discussion,
en décembre dernier

Il reste qu’on sent une certaine lassitude chez Mercedes. Hamilton et le directeur Toto Wolff ont longtemps hésité avant de s’engager pour un nouveau bail et le pilote n’est sous contrat que pour une saison.

En face, Red Bull a pris tous les moyens pour maximiser ses chances dans ce qui sera la dernière année officielle de sa collaboration avec le motoriste Honda. Après avoir longtemps confié le deuxième volant à un jeune pilote de son programme de développement, l’équipe a recruté le vétéran mexicain Sergio Pérez pour épauler Verstappen.

Auteur du meilleur temps des essais hivernaux, sans forcer, le Néerlandais a reconnu :

Il s’agit sans doute de la meilleure intersaison de notre histoire, mais cela ne garantit rien pour la saison. Nous n’aurons une bonne idée de la véritable hiérarchie que lors des qualifications du premier Grand Prix.

Max Verstappen

« Je suis surtout heureux de voir que nous avons terminé notre programme sans le moindre ennui, en adaptant un peu la voiture et en progressant pendant les trois journées d’essais. Nous avons encore beaucoup de choses à améliorer, comme toutes les équipes, mais j’avoue que j’ai eu de bonnes sensations dans la voiture et j’ai vraiment hâte d’entamer cette nouvelle saison ! »

Chaude lutte pour la troisième place

Derrière les deux équipes favorites, la lutte s’annonce encore vive pour la troisième place. McLaren, Aston Martin (ex-Racing Point), Alpine F1 (ex-Renault), Ferrari et Alpha Tauri ont terminé dans cet ordre la saison dernière, mais tout s’est joué lors du dernier Grand Prix.

Les cinq équipes devraient encore être dans le coup cette année, mais c’est d’abord l’éventuelle progression de Ferrari qui soulève le plus de questions. Avec le plus gros budget de la F1, la Scuderia ne peut se permettre une autre saison dans la deuxième moitié du peloton.

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Charles Leclerc et Carlos Sainz, pilotes chez Ferrari

La nouvelle SF21 semble plus performante, selon les dires du directeur Mattia Binotto et de ses pilotes Charles Leclerc et Carlos Sainz, même si les résultats des essais hivernaux ne le confirment pas vraiment. Ce sont surtout les performances du groupe propulseur et la vitesse en ligne droite qui ont pénalisé les voitures rouges et les équipes clientes Alfa Romeo et Haas, la saison dernière. De gros efforts semblent avoir corrigé la situation, mais ce n’est que le week-end prochain qu’on en aura la confirmation.

Tout le monde s’attend par contre à ce que les McLaren soient encore plus compétitives. Après quelques saisons difficiles, l’arrivée d’une nouvelle direction a permis de relancer l’équipe et le passage au moteur Mercedes cette saison devrait permettre un autre pas en avant.

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Daniel Ricciardo au volant de sa McLaren lors d'essais hivernaux à Bahreïn

Le transfert de Sainz chez Ferrari aurait pu être un handicap, mais l’arrivée de Daniel Ricciardo permet au contraire à McLaren de miser sur l’un des meilleurs pilotes du plateau. Réputé, comme son jeune coéquipier Lando Norris, pour ses fins de course spectaculaires, Ricciardo a de belles cartes à jouer cette saison.

Des champions du monde pour des marques de prestige

Quatrième du Championnat des constructeurs la saison dernière, Racing Point est devenu Aston Martin et l’équipe n’a pas hésité à recruter le quadruple champion du monde Sebastian Vettel pour marquer le coup. À 33 ans, l’Allemand a encore de beaux jours devant lui, mais il devra faire oublier ses dernières saisons chez Ferrari.

« Je ne suis pas heureux de mes performances de l’année dernière, mais c’est de l’histoire ancienne pour moi maintenant », a assuré Vettel lors du lancement de l’AMR21.

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Sebastian Vettel

Je n’ai plus aucun regret sur les dernières années et j’entame la nouvelle saison avec impatience, tout en étant conscient que les attentes sont très élevées.

Sebastian Vettel

Très attendus à Bahreïn, Vettel et son coéquipier Lance Stroll ont un peu déçu. Le directeur d’Aston Martin, Otmar Szafnauer, a toutefois tenu à nuancer les jugements hâtifs.

« L’un des objectifs principaux de notre programme d’essais était de continuer à aider Sebastian à s’installer dans l’équipe et je crois que nous avons beaucoup progressé sur ce point. Malgré quelques problèmes techniques, Lance et Sebastian ont effectué 314 tours et nous avons récolté une grande quantité de données et nous sommes bien placés pour le début de la saison. »

Une autre marque de légende, Alpine – la division sportive de Renault, qui a connu du succès en rallye et en endurance voilà plusieurs décennies –, est de retour à la compétition et le changement d’appellation correspond à une réorganisation en profondeur de l’équipe.

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Fernando Alonso

Et comme chez Aston Martin, Alpine a recruté un ancien champion du monde pour marquer le coup. C’est avec Renault que Fernando Alonso avait mis fin au règne de Michael Schumacher en 2005, avant de doubler la mise la saison suivante. Parti chez Ferrari, puis chez McLaren, avant de tenter sa chance à Indianapolis, l’Espagnol n’a plus jamais retrouvé le sommet.

Victime d’un accident de vélo récemment, Alonso ne sera pas au sommet de sa forme en début de saison et ce sera intéressant de voir s’il sera en mesure, à 39 ans, d’aider son équipe à améliorer sa cinquième place de l’an dernier.

Chez Alpha Tauri, les progrès du moteur Honda et la technologie importée de Red Bull vont sûrement permettre à Pierre Gasly et à la recrue Yuki Tsunoda de se mêler occasionnellement à la lutte pour les places d’honneur. Le jeune Japonais devrait d’ailleurs être le plus performant des trois néophytes de la saison, même si Mick Schumacher et Nikita Mazepin – le « vert » duo de l’équipe Haas – sont plus connus que lui.

Les forces en présence

Portrait des écuries et des pilotes qui lutteront pour le titre cette saison.

Mercedes AMG Petronas F1

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Châssis : Mercedes W12e

Moteur : Mercedes

Directeur : Toto Wolff

Pilotes (numéro) : Lewis Hamilton (44), Valtteri Bottas (77)

Palmarès : 7 titres constructeurs, 106 victoires

Encore les favoris, Mercedes et Lewis Hamilton n’ont pas brillé lors des brefs essais hivernaux, mais il serait bien hâtif de les enterrer. Le Britannique reste très motivé par la perspective du huitième championnat qui ferait de lui le pilote le plus titré de l’histoire de la F1.

Red Bull Racing

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Châssis : Red Bull RB16B

Moteur : Honda

Directeur : Christian Horner

Pilotes (numéro) : Max Verstappen (33), Sergio Pérez (11)

Palmarès : 4 titres constructeurs, 64 victoires

Pour sa dernière année officielle en F1, Honda a visiblement fait de gros efforts et Red Bull dispose encore de l’un des meilleurs châssis du plateau. Ajoutez à cela un deuxième pilote solide (Sergio Pérez) pour épauler Max Verstappen et vous avez tous les ingrédients pour inquiéter Mercedes.

McLaren F1

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Châssis : McLaren MCL35

Moteur : Mercedes

Directeur : Andreas Seidl

Pilotes (numéro) : Daniel Ricciardo (3), Lando Norris (4)

Palmarès : 8 titres constructeurs, 182 victoires

Le passage au moteur Mercedes semble avoir donné un souffle supplémentaire à cette équipe qui avait déjà beaucoup progressé la saison dernière. L’arrivée de Daniel Ricciardo, aux côtés du jeune et brillant Lando Norris, permet de viser à nouveau la troisième marche du podium au classement des constructeurs.

Aston Martin Cognizant F1

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Châssis : Aston Martin AMR21

Moteur : Mercedes

Directeur : Otmar Szafnauer

Pilotes (numéro) : Sebastian Vettel (5), Lance Stroll (18)

Palmarès : une victoire

Lawrence Stroll a donné plus de moyens à son équipe, mais cela s’est surtout traduit par un bon marketing jusqu’ici. Un peu décevants lors des essais hivernaux, Sebastian Vettel et Lance Stroll devront vite trouver leur rythme s’ils veulent permettre à Aston Martin d’atteindre ses ambitieux objectifs cette saison.

Alpine F1

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Châssis : Alpine A521

Moteur : Renault

Directeur : Davide Brivio

Pilotes (numéro) : Fernando Alonso (14), Esteban Ocon (31)

Palmarès : 2 titres constructeurs, 20 victoires

Derrière un changement de nom qui rappelle de beaux souvenirs aux amateurs plus âgés, l’équipe Alpine a revu toute sa structure et de nouveaux patrons vont tenter de recréer la dynamique qui avait permis d’enlever deux titres en 2005 et 2006, avec Fernando Alonso déjà, qui revient en F1 cette saison.

Scuderia Ferrari Mission Winnow

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Châssis : Ferrari SF2

Moteur : Ferrari

Directeur : Mattia Binotto

Pilotes (numéro) : Charles Leclerc (16), Carlos Sainz (55)

Palmarès : 16 titres constructeurs, 239 victoires

Après l’un des pires résultats de son histoire en F1 (sixième), la Scuderia Ferrari se devait de redresser la barre. Les premières indications sont positives et l’arrivée de Carlos Sainz va sûrement aider Charles Leclerc. Il reste à voir s’ils pourront se battre avec Hamilton et Verstappen, ne serait-ce qu’à l’occasion.

Scuderia Alpha Tauri

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Châssis : Alpha Tauri 02

Moteur : Honda

Directeur : Franz Tost

Pilotes (numéro) : Pierre Gasly (10), Yuki Tsunoda (22)

Palmarès : deux victoires

Avec une victoire en Italie la saison dernière, Pierre Gasly a montré qu’il valait mieux que sa demi-saison difficile chez Red Bull en 2019. Très constant, il pourrait encore mêler les cartes en milieu de peloton. Il faudra aussi suivre de près le jeune Yuki Tsunoda (20 ans).

Alfa Roméo Racing Orlen

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Châssis : Alfa Roméo C41

Moteur : Ferrari

Directeur : Cédric Vasseur

Pilotes (numéro) : Kimi Raikkonen (7), Antonio Giovinazzi (99)

Palmarès : une victoire

Gênée par un moteur très poussif la saison dernière, l’équipe Alfa Roméo mise sur les progrès de Ferrari dans ce domaine et espère pouvoir se rapprocher du milieu du peloton. Raikkonen et Giovinazzi risquent toutefois encore de devoir se contenter de lutter contre Haas et Williams…

Uralkali Haas F1

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Châssis : Haas VF21

Moteur : Ferrari

Directeur : Günther Steiner

Pilotes (numéro) : Mick Schumacher (47), Nikita Mazepin (9)

Meilleur résultat : une 4e place

L’arrivée lucrative du pilote russe Nikita Mazepin – son père Dmitry, propriétaire de la société Uralkali, est milliardaire – permet à Haas de miser sur un bon financement. Mazepin et son nouveau coéquipier Mick Schumacher n’ont toutefois jamais couru en F1 et personne n’attend d’exploit de leur part.

Williams Racing

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Châssis : Williams FW43B

Moteur : Mercedes

Directeur : Simon Roberts

Pilotes (numéro) : George Russell (63), Nicholas Latifi (6)

Palmarès : 9 titres constructeurs, 114 victoires

Avec le retrait de la famille Williams, c’est une nouvelle direction qui espère relancer une équipe qui peine depuis de nombreuses saisons à quitter le fond de la grille. George Russell est considéré comme le plus bel espoir de la F1, mais ce sera sûrement sa dernière saison chez Williams.

Des choses à prouver pour Stroll et Latifi

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Le Montréalais Lance Stroll au volant de sa voiture Aston Martin à la sortie des puits lors d'essais au circuit de Bahreïn, le 13 mars dernier.

Bien qu’ils soient dans deux équipes aux ambitions très différentes, les pilotes canadiens Lance Stroll et Nicholas Latifi amorcent la saison 2021 avec des choses à prouver.

Chez Aston Martin, l’ambitieuse équipe de son père Lawrence, Stroll devra poursuivre sa progression. Auteur d’une position de tête et de deux podiums la saison dernière, le Montréalais de 22 ans a aussi contracté la COVID-19 au milieu de l’été. Après avoir raté un Grand Prix, il n’a pas été aussi constant par la suite.

« Je sais que je peux faire un meilleur travail, tirer un meilleur parti de certaines occasions que j’ai ratées la saison dernière », a expliqué Stroll en point de presse lors de la présentation de la nouvelle Aston Martin.

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Lance Stroll

Je viens tout juste d’avoir 22 ans et je pense que j’ai encore du temps devant moi pour faire mes preuves en tant que pilote.

Lance Stroll

Excité à l’idée de représenter une marque prestigieuse comme Aston Martin, Stroll espère pouvoir aider l’équipe à concrétiser les progrès enregistrés la saison dernière. « J’ai été quatrième du classement pendant un bon moment, puis nous avons reculé, mais cela montre que le potentiel est là. Et l’équipe n’a cédé la troisième place qu’au dernier Grand Prix. Cette année, ce serait formidable de terminer troisième du Championnat des constructeurs. Pour ma part, j’aimerais me battre pour une place parmi les cinq premiers. »

Dominé par son coéquipier Sergio Pérez la saison dernière, Stroll devra composer avec Sebastian Vettel cette année. L’ex-champion du monde a exprimé le souhait d’être un mentor pour son jeune coéquipier, mais ce dernier a averti que, s’il entendait travailler cordialement avec Vettel dans les garages, il était l’un de ceux qu’il entendait battre en piste.

Reste à voir où l’équipe se situera dans la hiérarchie en début de saison. Un peu décevantes sur un tour à Bahreïn, les Aston Martin ont toutefois été parmi les plus rapides en situation de course.

« Je suis très satisfait du travail que nous avons accompli, a insisté Stroll. Même si nous n’avions que trois jours d’essais, nous avons exécuté un programme chargé et nous avons amassé des données très utiles dans nos simulations des courses. Nous allons maintenant pouvoir travailler sur la voiture, apporter d’autres améliorations, avant de revenir pour la course. »

Latifi veut progresser

À sa deuxième saison en F1, Nicholas Latifi va devoir prouver aux nouveaux dirigeants de l’équipe Williams qu’il mérite sa place sur la grille de départ. Le Torontois n’a pu faire mieux que trois résultats de 11place la saison dernière, sans marquer le moindre point.

Alors que son coéquipier George Russell a signé quelques petits exploits, en qualifications notamment, Latifi ne s’est jamais démarqué. Cette saison, au volant d’une voiture qu’on dit supérieure à celle de l’an dernier, il sait qu’il doit faire beaucoup mieux.

« Je veux simplement progresser, en qualifications en particulier, car c’était mon point faible la saison dernière », a expliqué le pilote canadien, samedi dernier en visioconférence. « Avec l’expérience, j’ai déjà amélioré mon rythme en course et j’y étais plus compétitif en fin de saison. »

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Nicholas Latifi

Ne plus avoir cette étiquette de “débutant en F1” va aussi m’aider. J’ai maintenant roulé sur tous les circuits, je sais ce qui m’attend quand j’arrive dans une ville pour un week-end de Grand Prix. Je suis certainement plus à l’aise, plus confiant aussi.

Nicholas Latifi

Le pilote de 26 ans était impatient de reprendre le volant et il aurait aimé que les essais hivernaux soient plus longs, d’autant plus que Williams a confié le volant à l’un de ses trois pilotes de réserve, Roy Nissany, lors de la première des trois journées d’essais.

« Dans les circonstances, c’est sûr que nous aurions aimé avoir une demi-journée de plus dans la voiture, George et moi. Ce sont souvent dans les contrats des pilotes et l’équipe n’avait sans doute pas d’autres options », a expliqué Latifi.

« Je suis quand même très heureux de ma journée d’essais. C’était génial de retrouver la voiture, d’enlever la rouille de l’hiver. Les conditions étaient difficiles avec un fort vent et du sable sur la piste, mais je pense que nous pouvons être satisfaits du nombre de tours effectués aujourd’hui [132, le plus haut total de la journée].

« C’est encore difficile de dire où nous nous situons par rapport aux autres équipes, mais j’espère pouvoir me mêler à la lutte pour les points cette saison. »