(Neom) Après une première solide dimanche pour ses débuts sur le Dakar, Fernando Alonso a découvert les aléas du rallye-raid lundi sur la deuxième étape à Neom, où il a perdu une roue et plus de deux heures et demie.  

Agence France-Presse

Conscient de son manque d’expérience dans la discipline, le double champion du monde de Formule 1 avait prévenu qu’il ne venait pas en Arabie Saoudite pour la victoire finale, mais il ne s’attendait peut-être pas à se retrouver aussi loin au soir de la deuxième étape.  

« Une grosse pierre »

Arrivé à Neom avec 2 heures et 34 minutes de retard sur le vainqueur, son coéquipier chez Toyota Giniel De Villiers, l’Espagnol est repoussé à la 48e place du général.  

C’est une « grosse pierre » croisée au km 160 qui lui a causé tant de soucis. « Il nous a dit “sorry”, je pense qu’il sait que c’est de sa faute », a réagi Jean-Marc Fortin, le patron de Toyota Overdrive.  

PHOTO BERNAT ARMANGUE, AP

Le pickup Toyota Hilux Gazoo de l'Espagnol Fernando Alonso durant l'étape No 2 du rallye Dakar 2020, entre Al Wajh et Neom, en Arabie Saoudite le 6 janvier 2020.

L’incident lui a coûté sa roue avant gauche, « arrachée complètement ». « Il avait de quoi réparer mais il fallait retrouver la roue d’abord parce qu’elle était partie très loin », a poursuivi Fortin. « Quand ils ont retrouvé la roue, elle n’était pas ronde mais ovale. »

L’objectif d’Alonso sur ce 42e Dakar reste toutefois inchangé. L’Espagnol, en quête d’expériences dans les plus grandes courses du sport automobile depuis sa retraite de la F1 en 2018, veut d’abord profiter de l’expérience et arriver au bout des 12 spéciales, avec si possible des « coups d’éclat ».  

Aveuglé

Décontracté à l’arrivée malgré cet incident, Alonso, co-piloté par son compatriote Marc Coma, a expliqué avoir été aveuglé par la poussière d’autres concurrents devant lui.  

PHOTO HAMAD I MOHAMMED, REUTERS

Fernando Alonso, de l'écurie Toyota Gazoo, s'adresse aux médias après l'étape 2 du rallye Dakar à Neom, en Arabie Saoudite.

« Quand on vient sur le Dakar, on vient aussi pour les aléas qu’il comporte. Aujourd’hui, cela en fait partie. Je suis content d’être ici et de pouvoir continuer le rallye », a reconnu l’Espagnol.  

En grand habitué, le Sud-Africain De Villiers, 47 ans et déjà 16 Dakar au compteur, s’est lui imposé devant l’Argentin Orlando Terranova (Mini), nouveau leader du général.

Parmi les favoris, Stéphane Peterhansel (Mini) a également connu quelques soucis et a semblé quelque peu agacé à l’arrivée dans son stand.

PHOTO FRANCK FIFE, AFP

Le véhicule du pilote français Stéphane Peterhansel, de l'écurie Bahrain JCW X-Raid, durant le rallye Dakar le 5 janvier entre Jeddah et Al Wajh, en Arabie Saoudite.

« La colonne de direction qui s’est dévissée et je me suis retrouvé avec le volant qui n’avait plus d’action sur les roues », a-t-il expliqué. « Donc c’est un peu gênant », a ajouté en souriant le Français, désormais 12e au général.  

Égaré dans le désert

En plus des problèmes mécaniques, beaucoup de concurrents ont rencontré des difficultés de navigation, notamment le Saoudien Yazeed Al-Rajhi, longtemps en tête de l’étape mais qui s’est perdu dans les dix derniers kilomètres.  

L’Argentin Orlando Terranova (Mini), arrivé deuxième de l’étape, se retrouve leader du général, tandis que le tenant du titre Nasser Al-Attiyah est cinquième.

En moto, c’est le Botswanais Ross Branch (KTM) qui s’est adjugé l’étape, la première de sa carrière dans le célèbre rallye-raid. Au général, le Britannique Sam Sunderland (KTM) prend la tête du classement.  

Mardi, les concurrents s’élanceront pour une boucle de 489 km, dont 404 autour de Neom, un projet pharaonique de ville futuriste dans le nord de l’Arabie saoudite, où le Dakar se déroule pour la première fois.